6 mai 2006
Les signataires de la pétition
"Liberté pour l'Histoire", qui avaient rencontré,
en décembre 2005, des responsables de groupes parlementaires
de l'Assemblée nationale qui leur avaient assuré
à demi-mot qu'aucune nouvelle disposition ne viendrait
aggraver les lois mémorielles, sont profondément
choqués par la proposition de loi déposée
par le groupe socialiste, qui devrait venir en discussion
devant l'assemblée nationale le 18 mai. La proposition
entend "compléter" la loi du 29 janvier 2001
stipulant que "La France reconnaît publiquement
le génocide arménien de 1915". Nous avions
naguère mis en garde contre la proclamation de vérités
officielles indignes d'un régime démocratique.
L'exposé des motifs de la nouvelle proposition de loi
inclut "la nécessité" de "sanctionner
pénalement...la négation du génocide
arménien", cette négation serait "punie
des mêmes peines que la négation de la Shoah".
Pareille disposition aggraverait les atteintes à la
liberté d'expression. Elle prendrait une nouvelle fois
les enseignants en otages. C'est affligeant.