Accueil du site > Actualités > Soutenances de thèses > Velléités et utopies de ruptures : les politiques musicales en Allemagne, de 1933 à 1949

Soutenances de thèses

envoyer l'article par mail title= envoyer par mail Version imprimable de cet article Version imprimable Augmenter taille police Diminuer taille police

PETIT Elise : Velléités et utopies de ruptures : les politiques musicales en Allemagne, de 1933 à 1949

Thèse de doctorat (Université Paris-Est). Soutenance : le vendredi 30 novembre 2012 à 14h, à l’Université Paris-Est (5, bd Descartes, 77400 Marne-la-Vallée, Bâtiment Copernic, salle 2B.055-57 - 2ème étage).

Le jury sera composé de :
Geneviève Mathon, professeur, Université de Paris-Est, directrice de thèse
Martin Laliberté, DR, Université de Paris-Est
Annette Wieviorka, DR, CNRS, Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Bruno Giner, compositeur
Pascal Huynh, Rédacteur en chef des publications de la Cité de la Musique, Paris

Cette étude des politiques musicales en Allemagne de 1933 à 1949 offre une analyse historique et musicologique des liens inévitables qu’entretinrent musique et politique au gré des événements historiques et sous des systèmes divers et antagonistes :nazisme, communisme, démocraties. Le point de départ de notre réflexion est l’étude du nazisme. Revendiquant une « révolution » par le renversement de la République de Weimar emblématique de ce qu’Adolf Hitler nomme déjà une « dégénérescence » croissante dans le domaine artistique, il s’est nourri du terreau nationaliste et pangermaniste présent en Allemagne depuis le XIXe siècle pour professer l’idéologie obsessionnelle et excluante de la « pureté de sang » comme élément de définition de la germanité. De ces fondements découle l’organisation de notre travail, qui s’intéresse aux politiques musicales mises en œuvre depuis la naissance du IIIe Reich jusqu’à la constitution de deux Allemagnes, au regard de trois axes conducteurs. Celui de la pureté tout d’abord, déclinée en réaction contre des définitions très diverses de l’impur ou de l’indésirable selon les régimes politiques et les périodes étudiées ; l’accompagnent les questionnements concernant la recherche de pureté en musique, mais aussi de la « purification » ou d’« épuration » musicale. Celui du « peuple » ensuite ; les réalités politiques, géographiques et idéologiques parfois antagonistes inhérentes à ce terme presque métonymique sous-tendent déjà la complexité des liens qu’il entretiendra avec la musique. Celui de la rupture enfin : en étudiant des régimes qui se construisent par l’opposition mutuelle, nous analysons les mises en application des velléités ou des utopies de rupture en lien avec les politiques musicales et nous nous interrogeons sur la possibilité de la rupture dans le domaine artistique lorsque celui-ci est lié au politique.
Mots-clés : musique, politique, IIIe Reich, Hitler, Allemagne occupée, Guerre froide.

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/Velleites-et-utopies-de-ruptures.html