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Séminaire « Corpus à l’œuvre », Reims, 8 février 2019

Séminaire « Corpus à l’œuvre »

Vendredi 8 février 2019, 14h - 17h Campus Croix-Rouge, Bâtiment 13 (Recherche), Salle E12 Université de Reims Champagne-Ardenne

Présentation du séminaire Organisé par l’axe « Images, discours, représentations » du Cérep (EA 4692), le séminaire annuel « Corpus à l’œuvre » se veut un espace de réflexivité sur les problèmes et les enjeux épistémologiques, théoriques et méthodologiques au cœur des recherches sur corpus. Ce séminaire pluridisciplinaire consiste à croiser et à comparer les disciplines, les méthodes et les pratiques, sur tout type de corpus.

Séance 2 : penser la complexité et les intensités dans les corpus médiatiques

« Le chercheur face à son objet de recherche : travailler et être travaillé par son corpus » Bérénice Mariau, Mcf, Université Catholique de Paris, rattachée au GRIPIC, Sorbonne Université

Cette présentation évoquera dans un premier temps un travail doctoral réalisé sur la médiatisation du fait divers au journal télévisé. Elle soulignera alors les premiers questionnements rencontrés autour de la définition même de l’« objet concret » pour ensuite aboutir à un « objet de recherche » (Jean Davallon) permettant enfin la définition du corpus. Ces choix étant influencés par la problématique posée, ils interrogent la posture du chercheur sur l’éventuelle présence de biais méthodologiques qui lui permettent de trouver in fine ce qu’il cherche. Il s’agira ensuite d’aborder les questions méthodologiques et épistémologiques rencontrées face à un contenu composé d’images animées portant sur une variété de sujets. Comment appréhender, saisir, un corpus qui s’articule autour d’images et de sons en mouvement, pour lequel une analyse syncrétique est indispensable afin de faire ressortir une forme de grammaire du fait divers pour la télévision ? Enfin, si le chercheur travaille son corpus, il se trouve aussi travaillé et habité par les objets analysés qui peuvent alors orienter ses recherches à venir.

« Des représentations aux réactions : réflexions sur le statut des corpus médiatiques et leurs modes d’appréhension » Nelly Quemener, Mcf, IRMECCEN, Université Sorbonne Nouvelle

Cette communication propose de développer une réflexion méthodologique sur les moyens de saisir, à l’échelle des corpus médiatiques et des interventions sur les réseaux sociaux, les phénomènes caractérisés par des intensités. Pour cela, nous nous chargerons dans un premier temps de définir le terme d’intensité en tant que multiplication des réactions publiques à un événement (la mort d’une célébrité par exemple) ou à des propos (antisémites ou sexistes par exemple) se caractérisant par des performances émotionnelles et/ou la mise en scène des valeurs supposées répondre aux attendus de respectabilité du groupe d’identification. Nous évoquerons dans un second temps deux études, correspondant à deux propositions méthodologiques d’analyse de ces intensités. La première étude, réalisée avec Jamil Dakhlia dans le cadre du projet ANR ENEID, se compose de l’analyse de la médiatisation des décès de célébrités. Il s’agit d’appréhender au travers de l’identification des morts faisant événement et des logiques de catégorisation à l’œuvre dans le corpus, les régimes de valorisation par lesquelles des vies et des morts sont désignées comme méritant hommage. La seconde étude consiste en l’analyse dans la presse et sur la chaîne YouTube des interventions publiques venant commenter les propos antisémites du comédien Dieudonné. Elle propose de saisir les articles de presse et les commentaires de la chaîne comme autant de réactions advenant dans deux arènes publiques distinctes qui se co-constituent selon une dynamique oppositionnelle. Avec ces deux exemples, nous souhaitons défendre la nécessité d’un déplacement épistémologique et méthodologique : à la question des modes de représentations et des discours caractérisant l’événement, il nous semble opportun d’ajouter celle des réactions et des dimensions affectives qu’elles dessinent, celles-ci amenant à penser à nouveaux frais les forces d’intensification à l’œuvre autour d’un sujet d’actualité.

Séance suivante Vendredi 14 juin 2019 : Ludivine Bantigny et Nicolas Hatzfeld

Contacts Alexie Geers (Cérep, URCA) : alexie.geers@univ-reims.fr Guillaume Le Saulnier (Cérep, URCA) : guillaume.le-saulnier@univ-reims.fr

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/Seminaire-Corpus-a-l-oeuvre-Reims.html