Accueil du site > Actualités > Soutenances de thèses > Quand les signes religieux font débat dans les arènes médiatiques et scientifiques. Régimes de visibilité et reconfiguration des espaces publics dans les affaires du voile en France (1989-2010)

Soutenances de thèses

envoyer l'article par mail title= envoyer par mail Version imprimable de cet article Version imprimable Augmenter taille police Diminuer taille police

Quand les signes religieux font débat dans les arènes médiatiques et scientifiques. Régimes de visibilité et reconfiguration des espaces publics dans les affaires du voile en France (1989-2010)

Thèse de doctorat en Sciences de l’information et de la communication (Université Paris 2). Soutenance le 27 Juin 2016, à 14h à l’Université Paris 2, 12 Place du Panthéon, 75005 Paris (Salle des actes. Escalier J. 3e étage).

Membres du jury :
Henrique ANTOUN, Professeur à l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ) / Rapporteur
John BOWEN, Professeur à Université de Washington à St. Louis
David DOUYERE, Professeur à l’Université François-Rabelais à Tours / Rapporteur
Frédéric LAMBERT, Professeur à l’Université Paris II (Panthéon-Assas) / Directeur de thèse
Joëlle LE MAREC, Professeure à l’Université Paris IV (CELSA)
Françoise LORCERIE, Directrice de recherches au CNRS.

Cette thèse porte sur la construction médiatique de « l’affaire de la burqa » (2009-2010) et la problématisation scientifique de « l’affaire du foulard » (1989-2004) en France. Ces débats s’inscrivent dans une actualité marquée par l’émergence de projets d’interdiction du voile islamique dans les crèches (2008-2015), sorties scolaires (2007-2013), entreprises et universités (2013-2015). Des faits divers aux lois, les affaires du foulard et de la burqa mettent au jour la conversion des débats médiatiques en affaires nationales, nous informant alors sur la construction d’un agenda juridique autour des signes de l’islam. Au regard de ce contexte, ce travail interroge la manière dont la mise en visibilité médiatique accrue du voile participe à la reconfiguration des espaces publics. Dans une approche sémiotique en communication, appuyée sur les méthodes d’analyse de l’image et des discours, ce travail conjugue l’étude de « l’affaire de la burqa » dans la presse et « l’affaire du foulard » dans les revues en SHS. L’articulation des arènes médiatique et scientifique se fait dans une perspective de recherche « archéologique » consistant à lire l’actualité (« affaire de la burqa ») à la lumière d’un savoir scientifique sédimenté durant vingt ans de publication en SHS sur « l’affaire du foulard ». Cette étude démontre que « l’affaire du foulard » a inauguré une problématique au sujet de la visibilité islamique, tandis que « l’affaire de la burqa » a posé une question inédite sur la spatialité des signes de l’islam. Ce travail a mis au jour deux paradigmes d’analyse (visibilité-spatialité) devenus aujourd’hui centraux pour la recherche en SHS portant sur le voile ou le fait religieux islamique sous le prisme des médias.

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/Quand-les-signes-religieux-font.html