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Tahar Ouchiha : Les médias comme ‘’soft power’’. La part de la diplomatie dans les chaines d’information internationales : étude comparative entre le canal arabophone de France 24 et Al Jazeera

Thèse de doctorat en sciences de l’information et de la communication (Université Montpellier 3 Paul Valéry). Soutenance le 15 novembre 2016 à14h àla « Salle des Actes  », Université Montpellier 3, Paul Valéry, Site Saint Charles.

Membres du jury :
Stefan BRATOSIN, Professeur des universités, Université Montpellier III (Directeur)
Catherine GHOSN, MCF HDR, Université Toulouse III (Codirectrice)
Martine REGOURD, Professeure des universités, Université Toulouse I (Rapporteur)
Philippe VIALLON, Professeur des universités, Université de Strasbourg (Rapporteur)

Mon sujet de thèse porte sur une étude des chaînes d’informations internationales. À travers une étude comparative entre la chaîne qatarie Al Jazeera et le canal arabophone de France 24. J’essaie de traiter la problématique du rôle de ce genre d’acteurs dans le paysage médiatique international. Je pars de l’hypothèse que ce genre de chaines peut avoir au-delà de leur rôle médiatique informatif d’autres rôles, notamment géopolitiques et diplomatiques. Étant conscient que derrière ce genre de médias se cachent des instances des pays qui ont bien compris à l’air de l’information internationale, l’intérêt de se doter de ce genre d’arme que des spécialistes appellent « soft power ». Les cas de France 24 et d’Al Jazeera sont assez révélateurs des stratégies différentes mises en place pour intégrer l’arène des médias internationaux.

Ces deux cas que je propose de comparer sont intéressants de plusieurs points de vue. En premier, d’un point de vue chronologique, l’apparition de ces deux chaines d’informations est séparée de presque dix ans, ce qui donne deux contextes complètement différents qui ont abouti à leurs créations. Deuxièmement en termes d’intérêt suscité par ces deux chaines au sein de la communauté scientifique, là aussi une grande différence est constatée. En dernier le poids de ces deux chaines dans leur espace public et en dehors de ce dernier, qui est aussi différent. Mais malgré ces différences des points communs résident entre ces deux dernières. Les similitudes commencent par le format et le genre des deux chaines, puis l’espace public qu’elles ciblent et enfin le rôle qu’elles tendent à jouer.

Ma démarche comparative est motivée par ma volonté d’analyser ces différences et similitudes entre deux acteurs de l’information internationale qui immergent dans deux contextes différents, logique de « flux et contre flux » (Lochard 2008). Mais cette démarche est aussi motivée par mon besoin d’aller chercher le rôle réel que ces deux chaines négocient au sein de leur zone d’influence. Une zone qui vit depuis la décolonisation des bouleversements à répétition et qui n’arrive pas à trouver un équilibre définitif. Ce terrain instable que constitue le monde arabe est devenu un terrain propice aux chaines d’informations internationales notamment au début du siècle actuel. Cet engouement pour cette région n’est pas dicter par une logique commerciale, celle de combler un manque d’offres en télévisions satellitaires comme peuvent le prétendre certains. Mais plutôt par une logique géostratégique et diplomatique.

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/Les-medias-comme-soft-power-La.html