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BUGNON Fanny : La violence politique au prisme du genre à travers la presse française (1970-1994)

Thèse d’histoire soutenue le mercredi 9 novembre 2011 à 14h, salle Frida Kahlo à la Maison des Sciences Humaines de l’Université d’Angers (campus de Belle-Beille).

Membres du jury :
Christine BARD, Professeure, Université d’Angers, directrice de thèse
Yves DENECHERE, Professeur, Université d’Angers, examinateur
Isabelle GARCIN-MARROU, Professeure, Institut d’Etudes Politiques de Lyon, rapporteure
Heinz-Gerhard HAUPT, Professeur, Institut Universitaire Européen, rapporteur
Isabelle SOMMIER, Professeure, Université Paris I, examinatrice

Cette thèse interroge l’expérience de la violence politique née dans le sillage de la contestation de la fin des années 1960, observée dans la plupart des pays occidentaux. À ce premier phénomène s’en ajoute un second, lui aussi relié aux transformations sociales en cours, incarnées notamment par le féminisme : l’implication explicite de femmes. Cette thèse analyse ce double objet sur le plan du discours social à travers sa médiatisation, entre 1970 et 1994. À partir d’un corpus de journaux français de sensibilités différentes, elle s’attache à cerner les normes en vigueur et la façon dont sont appréhendées les transgressions, sur le double plan pénal et sexué. Croisant des points de vue distincts (journalistes, militants, policiers, personnalités politiques ou intellectuelles), elle dessine un récit dans lequel la présence des femmes, perçue comme une caractéristique de la violence révolutionnaire, concentre une part importante de l’attention. La violence s’affirme ainsi comme un objet médiatique traversant trois décennies, des premiers attentats aux derniers procès, oscillant entre surexposition et mise en silence. Cette thèse contribue ainsi, du point de vue du genre, à l’histoire du phénomène révolutionnaire violent, tel qu’il se décline en France dans le dernier tiers du XXe siècle. Dans un premier temps, la radicalisation marque la décennie 1970 avec l’apparition d’organisations aux pratiques et référentiels idéologiques proches. La presse concentre ensuite son attention sur une seule organisation, Action directe, aussi bien pour sa période d’activité clandestine (1979-1987) que lors du feuilleton judiciaire qui fait suite à une série d’arrestations (1987-1994).

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/La-violence-politique-au-prisme-du.html