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Mohammad Abdelhamid : La médiation socionumérique du street artivisme en Egypte (2010-2013) et sa contribution à l’émergence d’un public politique : approche sémiotique d’une expérience esthétique révolutionnaire

Thèse de doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle). Soutenance le 26 janvier 2017 à la Maison de la Recherche de l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle Salle Athéna 4, rue des Irlandais 75005 Paris.

Membres du jury :
Sarah BEN NEFISSA, Sociologue, politologue - Chargée de recherches 1ère Classe à l’Institut de Recherche pour le Développement, HDR (Rapporteure)
Jocelyne ARQUEMBOURG, Professeure en Science de l’information et de la communication (Directrice de thèse)
Mathieu BRUGIDOU, Chercheur EDF R&D - Chercheur associé PACTE, HDR (Rapporteur)
Christophe GENIN, Professeur en Sciences de l’art à l’Université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne
Bruno-Nassim ABOUDRAR, Professeur en Sciences de l’art à l’Université de Paris III - Sorbonne Nouvelle (Président du jury)

La transgression discursive que constitue le street art peut s’exprimer dans divers espaces. Si les œuvres apparaissent tout d’abord dans la rue, leurs reprises sur les réseaux socionumériques leur octroient de nouvelles spatialité et temporalité ; elles sont alors non seulement inscrites dans la durée, mais également intégrées dans un nouvel « effet de sens ». Passant d’un mur urbain à un mur socionumérique, cet acte subversif engage à la constitution d’une communauté autour d’une thématique ou un centre d’intérêt plus ou moins politisé. L’Egypte voit le street art soudainement apparaître dans ses rues et se répandre comme une traînée de poudre sur les réseaux socionumériques dès le soulèvement insurrectionnel de janvier-février 2011. A partir de ce constat, il s’agit d’étudier la contribution de la médiation socionumérique du street art, prise en charge par des communautés activistes, à un agir des collectifs politiques. Ce travail de thèse a pour principal objectif de vérifier dans quelle mesure ces collectifs s’instituent en un public politique revendiquant la chute d’un régime ainsi que la mise en place d’un pouvoir civil et démocratique. Une approche pragmatiste, associant une « théorie de l’action » deweyienne à une sémiotique peircienne, est mise à l’oeuvre afin d’observer les actions d’un public. Celles-ci sont suscitées par des dispositifs médiatiques, dont les auteurs insèrent dans leur discours des images street artivistes, générant des récits mythographiques victimaires et martyrologiques.

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/La-mediation-socionumerique-du.html