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26 - Afrique(s), entre histoire et mémoire(s)

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Frédéric Lambert

Esthésie de la dénonciation. Albert Londres en Terre d’ébène

Le Temps des médias n° 26, Printemps 2016, p. 75-92.

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Publié tout d’abord dans Le Petit Parisien du 11 octobre au 11 novembre 1928, par épisodes, sous le titre Quatre mois parmi nos noirs d’Afrique, puis récrit et imprimé aux éditions Albin Michel en 1929 sous la forme d’un livre intitulé Terre d’ébène, le reportage d’Albert Londres est une dénonciation du colonialisme. Entre journalisme et littérature, entre témoignage et engagement politique, Albert Londres écrit ses phrases dans un style particulier que nous interrogeons autour d’une problématique que nous nommons l’esthésie de la dénonciation. Le style de la dénonciation est une présence partagée entre le temps de l’observation, le temps de l’interprétation par le langage et le temps de la reconfiguration du Texte par le lecteur. En observant deux dispositifs éditoriaux de la dénonciation du colonialisme avec André Gide et Albert Londres, nous questionnons l’efficacité de la dénonciation dans l’espace public. En nous interrogeant sur le succès d’Albert Londres comme figure héroïque du journaliste, nous observons comment la mémoire anticoloniale occulte l’histoire coloniale.

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/Esthesie-de-la-denonciation-Albert.html

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