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Cycle de conférences "Cinéma et Shoah : portraits de femmes"

Quelles places les femmes occupent-elles au sein de l’imaginaire de la persécution et de l’extermination des Juifs européens ? Alors qu’après-guerre, l’image type du déporté est celle d’un homme résistant, ce sont essentiellement des témoignages de femmes qui sensibilisent l’opinion au thème de la déportation et au sort tragique des juifs. Dans le milieu très masculin du cinéma de cette époque, c’est également une femme qui tourne à Birkenau la première fiction consacrée à l’univers concentrationnaire. Y’a-t-il eu une expérience spécifiquement féminine de la Shoah ? Existe-t-il une approche particulière de cette question de la part des réalisatrices, des actrices et des témoins qui s’en sont saisies ?

Jeudi 10 janvier 2013 à 18h30 Marceline Loridan-Ivens, l’insoumise

« J’ai 15 ans, l’âge du traumatisme. On a toujours l’âge de son traumatisme. », écrit Marceline Loridan-Ivens au sujet de sa déportation en 1944 à Auschwitz. La vie de ce trublion rebelle à tout, hantée par la Shoah, s’illumine suite à sa « rencontre fortuite » avec le cinéma. Elle en tire une œuvre pleine d’audace et de poésie. Voyage à travers sa mémoire, son histoire familiale marquée par la mort du père en déportation, ses combats de femme et ses films.

avec Marceline Loridan-Ivens, cinéaste

Jeudi 31 janvier 2013 à 18h30 Marguerite Duras : le cinéma de « l’indisible »

Il existe un lien fort entre le cinéma et les œuvres de Marguerite Duras. Son écriture cinématographique est très proche de son écriture littéraire dont les thèmes de prédilection sont l’amour, la sensualité féminine, la mort et la destruction. La Seconde Guerre mondiale, la déportation en 1944 de son mari, Robert Antelme, et surtout la Shoah ont marqué d’une empreinte indélébile son existence, et par conséquent, son œuvre aussi bien littéraire que cinématographique.

avec Christiane Blot-Labarrère, maître de conférences et vice-présidente de la Société Marguerite Duras

Jeudi 21 février 2013 à 18h30 Carte blanche à Chantal Akerman

Cinéaste de tous les genres (de la fiction au documentaire en passant par le cinéma expérimental et les installations) dont elle revendique la porosité des frontières, Chantal Akerman fait confiance à son instinct et à son regard pour questionner les thèmes qui lui sont chers : l’identité juive, l’enfermement, l’exil. Enfant de la deuxième génération, son œuvre, en partie autobiographique, ne se limite pas à une mémoire de la Shoah.

avec Chantal Akerman, cinéaste

Jeudi 21 mars 2013 à 18h30 Gila Almagor : le visage d’une mémoire israélienne tourmentée

L’actrice Gila Almagor figure dans nombre de films qui, des années 1960 à nos jours, ont constitué les grands succès du cinéma israélien. A plusieurs reprises, elle y a incarné des personnages associés à la mémoire de la Shoah, y compris celui de sa propre mère dans L’été d’Aviya et Under the Domim Tree où les zones d’ombre de son histoire familiale se révèlent symptomatiques du rapport obsessionnel qu’entretient la société israélienne avec le souvenir de la Shoah.

avec Georges Bensoussan, historien

Jeudi 11 avril 2013 18h30 Résistantes juives

Les femmes ont longtemps été oubliées de l’historiographie et de la mémoire collective de la résistance. Etre juive a constitué un obstacle supplémentaire à la reconnaissance de leur engagement et ce, jusqu’aux années 1970. Leur histoire reste encore à écrire. Du sauvetage d’enfants aux agents de liaison, quelles représentations le cinéma a-t-il donné de leurs rôles et de leurs motivations variés ?

Intervenant en cours de confirmation

Jeudi 16 mai 2013 à 18h30 Figures maternelles

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les mères juives ont été confrontées à des situations inhumaines dont elles ont pu difficilement parler. Ainsi, dès après-guerre, le cinéma dresse-t-il des portraits de femmes promenant des berceaux vides ou attendant en vain le retour d’enfants à jamais disparus. Comment traite-t-il de ces traumatismes ? Comment, au-delà du clivage masculin/féminin, utilise-t-il la figure traditionnelle de la mère ? Et pourquoi ?

avec Eva Weil, psychanalyste

Jeudi 6 juin 2013 à 18h30 Briser les tabous

Dans les années 1960-1970, de nombreuses œuvres littéraires et cinématographiques ont développé un discours, souvent creux, sur l’érotisation du pouvoir, faisant du nazisme le lieu de tous les défoulements et transgressions, comme l’a relevé l’historien Saul Friedländer. Pourtant, sous le poids de la honte, de la culpabilité et de la morale, des sujets comme les violences sexuelles au sein du monde concentrationnaire sont difficilement traités. Comment le cinéma peut-il échapper aux stéréotypes qu’il a lui-même créés ?

Avec Pauline Le Diset, scénariste et enseignante en histoire du cinéma

LIEUX Mémorial de la Shoah - 17 rue Geoffroy l’Asnier Paris, France (75004)

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/Cycle-de-conferences-Cinema-et.html