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Colloque "Patrimoine et patrimonialisation du cinéma depuis les années 1960", Paris, 23-24 novembre 2016

Programme
Jeudi 24 novembre
9 h : accueil des participants

9 h 30 : ouverture : Michelle Bubenicek (directrice de l’ENC), Jean-Philippe Garric (directeur du Labex Cap), Philippe Dagen (directeur de l’HiCSA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Patrick Arabeyre (Centre Jean-Mabillon), Christophe Gauthier (ENC)

9 h 50 : Natacha Laurent (Université Toulouse Jean-Jaurès) : « Le patrimoine cinématographique est-il soluble dans le marché ? » La constitution d’un panthéon

Modérateur : Joël Daire (Cinémathèque française)
La première thématique de ce colloque concerne les modalités d’élaboration d’un panthéon cinématographique. Quels sont, en dehors des critiques et des cinémathèques, les prescripteurs qui, depuis une cinquantaine d’années, participent à la définition des classiques, et comment interagissent ces différents agents de l’édification d’un système de références, élaboré dès les années 1920 ? Comment ce « répertoire » s’élabore-t-il et comment évolue-t-il ? Les critères de sélection, leur définition, les acteurs en présence (festivals de cinéma, congrès, nouveaux acteurs institutionnels...), les différentes relations entre ceux-ci, sont autant de thèmes qui seront abordés par les participants.

10 h 20 : Christophe Gauthier (ENC) : introduction

10 h 35 : Christophe Dupin (FIAF) : « Le congrès de la FIAF à Brighton (1978) - un “Woodstock” des archives du film ? »
11 h 05 : pause

11 h 20 : Marie Frappat (Université Paris 3) : « La place et le panthéon : quand le festival Il Cinema ritrovato de Bologne revoit ses classiques » 11 h 50 : François Ede : « La restauration numérique des films : Viollet-le-Duc ou Cesare Brandi ? »
12 h 20 : discussion

12 h 35 : déjeuner

Quels dispositifs pour le patrimoine cinématographique ?

Modérateur : Laurent Véray (Université Paris 3)

À partir des années 1960, le patrimoine cinématographique, qui n’était jusque-là visible que dans quelques lieux clairement identifiés (les cinémathèques et les ciné-clubs), est progressivement devenu accessible grâce à d’autres dispositifs : télévision, édition vidéo, réseau de salles art et essai, festivals, et surtout « révolution numérique » qui permet le visionnement de films anciens sur des écrans individuels de taille variable (ordinateurs, tablettes, téléphones). Quelles conséquences ce processus a-t-il sur le périmètre de ce que l’on nomme « patrimoine cinématographique », sur le rôle et les missions des cinémathèques et des lieux de conservation du cinéma, sur les relations entre les différents acteurs de la « filière », sur la place de la salle de cinéma ?

14 h 30 : Dimitri Vezyroglou (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : introduction
14 h 45 : Evelyne Cohen (Enssib) : « Le Ciné-club d’Antenne 2 présenté par Claude-Jean Philippe - critères de sélection et programmation »
15 h 15 : Barbara Laborde (Université Paris 3) : « Lorsque l’École se voit disputer sa légitimité par YouTube - vers une reconfiguration de la cinéphilie en milieu scolaire »
15 h 45 : discussion

16 h : pause

16 h 15 - 17 h 30 : table ronde avec Aurélie Pinto (Université Paris 3), Jean-Marc Zekri (exploitant du Reflet-Médicis), François Causse (exploitant de la Filmothèque du quartier latin) et Dimitri Vezyroglou : « La place de l’art et essai dans la patrimonialisation du cinéma

Vendredi 25 novembre
Programmer, est-ce accrocher ?

Modératrice : Sylvie Lindeperg (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
La programmation a joué un rôle central dans le processus de patrimonialisation du cinéma. La diversification des propositions de programmation, qui s’est accentuée depuis une cinquantaine d’années, révèle des conceptions différentes de l’histoire du cinéma, du rôle des cinémathèques, du positionnement du cinéma par rapport à l’histoire de l’art. Qu’il s’agisse de l’engouement actuel pour les expositions de cinéma, des différentes modalités d’entrée du 7e art dans le monde des musées, ou du glissement progressif du statut du film de multiple vers l’unique, les évolutions actuelles sont une invitation à réfléchir sur ce rapprochement entre programmation et accrochage : la conception et la mise en œuvre d’une programmation de films anciens constituent-elles un geste qui pourrait s’apparenter à celui qui conduit à l’exposition d’objets d’art ? Ce geste est-il scientifique ou artistique ? Comment est-il influencé par la présence d’une collection spécifique, dont la valorisation constitue un objectif majeur ?
9 h 30 : présentation introductive : Yaël Kreplak (Cems-Imm-Ehess et Labex Cap) : « L’accrochage en perspectives - vers une écologie de l’institution muséale »
10 h : Esteve Riambau (Filmoteca de Catalunya), Pepe Serra (Mnac) : « Pour l’amour de l’art et du cinéma. La collaboration entre la Filmoteca de Catalunya et le Musée national d’art de Catalogne »
10 h 45 : discussion

11 h : pause

11 h 15 : Stéphanie Louis (Ihtp) : « Je montre donc je suis. Programmation et identité institutionnelle »
11 h 45 : Alex Horwath (Österreichisches Filmmuseum), dialogue avec Natacha Laurent : « A Utopia of Film – Projection is Restoration »
12 h 30 - 12 h 45 : discussion

L’expérience sensible du spectateur

Modératrice : Béatrice de Pastre (Cnc)

De façon paradoxale, l’accroissement continu de la définition des écrans (téléviseurs, ordinateurs, tablettes) s’accompagne d’une grande pauvreté de la qualité technique du contenu disponible en ligne. Si bien que pour nombre de spectateurs, notamment les plus jeunes, la découverte de films sur YouTube, sur les sites de streaming ou via le téléchargement a lieu sous une forme beaucoup plus compressée et dégradée que celle du DVD (et a fortiori que celle du film projeté en salle). À cet égard, du fait de sa rareté, l’expérience de la projection pellicule tendrait même à revêtir, non sans une certaine ironie, une dimension d’« aura » que W. Benjamin ne pouvait anticiper. Doit-on en déduire, chez une partie du public, une tolérance plus grande aux mauvaises conditions de visionnage ? Le cas échéant, un tel rapport aux images, dans lequel l’immédiateté de l’accès au film prime le souci de sa qualité, induit-il une forme nouvelle de cinéphilie ? Par ailleurs, grâce aux échanges des internautes entre eux (forums, blogs), cette cinéphilie en ligne réaffirme une certaine horizontalité de l’accès à la culture cinématographique, loin de la verticalité éditoriale d’un programmateur de cinémathèque ou d’une chaîne télévisée.

14 h : Ophir Lévy (Université Paris 3) : introduction

14 h 15 : Pierre-Olivier Toulza (Université Paris-Diderot) : « Évaluer les musicals de Gene Kelly : les jugements des spectateurs des previews des années 1950 »
14 h 45 : Jean-Marc Leveratto (Université de Lorraine) : « Déterritorialisation et reterritorialisation du spectacle cinématographique - les usages cinéphiles d’Internet »
15 h 15 : discussion

15 h 30 : pause

15 h 45 : Pascale Ferran : « LaCinetek, un nouvel outil pour les cinéphiles ? »
16 h 15 - 17 h : conférence conclusive par Paolo Cherchi Usai (George Eastman Museum) : « Lindgren Manifesto, 10e partie : le patrimoine cinématographique vu par le spectateur distrait »

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/Colloque-Patrimoine-et.html