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Colloque "Filmer et représenter le sensible", INHA, 14 juin 2010.

Journée d’étude organisée par le LISAA (CCAMAN) Université Paris-Est EA 4120 et le CRIR Conventionné CNRS EA 4400 EA Sorbonne Nouvelle Paris 3.
Si le sensible est ce qui peut être perçu par les sens, les sens sont souvent trahis par notre volonté de nous rassurer sur nos perceptions, leur infidélité singulière, notre émoi de ne pas en croire nos yeux. On se méfierait donc de nos sens. Mais pour quelle raison ?
Nous nous méfions de la sensation, du perçu, presque autant que de l’intelligible et de la pensée. Le sensible est ce qui apparaît égal par nos cinq sens dans l’indistinction culturelle du travail de réception de nos sens. Le domaine des sensations relève de ce qui émeut les sens et bouleverse, de ce qui est perçu au sein d’une sensation immédiate. Il révèle ce qui peut être émotionnel, affectif. Il révèle les sensibles au sens d’Aristote. Mais il va au-delà. Par la médiation de l’image les sens atteignent la représentation visible et la construction de l’invisible.
Peut-on alors filmer le sensible, toucher l’image dans l’art contemporain et le cinéma ? Peut-on toucher le corps, filmer la chair dans l’acte de la révélation du sensible ? Quel est le lien au cinéma entre la sensation et le désir, la chair et le visible, le sujet du désir et l’objet du désirant ? Peut-on envisager un film tactile qui suggère le vivant, l’immédiateté de la sensation ? L’art-vidéo atteint-il les rives du tactile ?
Peut-on alors mettre en scène un acteur touchant qui suggère le toucher, qui produise du senti dans la réception ? De fait, sommes-nous entrés dans un mode de reconnaissance du sensible dans la philosophie de l’art et dans les usages sociaux de la société ? Ou les pratiques sensorielles ne sont-elles qu’un leurre dans l’ordre de la pratique filmique et artistique du sensible contemporain ?
Voir l’image, est-ce lire un texte comme si on vivait le toucher, comme si on touchait la brûlure des rêves ou la brûlure textuelle du monde ? Ou au contraire ne sentons-nous rien avec notre corps dans un monde fondé sur le déni du sensible dans l’art et les lieux de savoir ?

Contacts :
bernas.steven@live.fr
fabriziofaggiano@yahoo.it

Proposez un texte de 15 lignes avant le 5 mars 2010 (times 11 simple interligne).

Comité scientifique :
Miguel Almiron, Steven Bernas, Kévin Dahan, Jocelyne Kiss et Geneviève Mathon.

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/Colloque-Filmer-et-representer-le.html

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