SPHM Infos

envoyer l'article par mail title= envoyer par mail Version imprimable de cet article Version imprimable Augmenter taille police Diminuer taille police

Appel à communications, colloque "Identité de genre, représentations, stéréotypes et préjugés sexistes : De leur diffusion aux violences sexistes", Besançon, 27,28 et 29 novembre 2012

Comment peut-on expliquer l’origine des violences à l’égard des femmes ? Pour mieux répondre à cette question, de nombreux aspects des rapports sociaux de sexe demandent à être soulevés à nouveau, réinterrogés, réanalysés. Le débat est d’autant plus important que les violences sexistes, induites par ces représentations sociales, constituent un enjeu collectif majeur. Le genre est successivement envisagé comme critère fondamental ou comme un élément de contexte, il est à la fois domaine de recherche et objet d’étude. Sa présence universelle invite les chercheur-e-s en sciences humaines et sociales à l’observer de manière transdisciplinaire. Analyser comment les sexes « s’arrangent », selon l’expression d’Erving Goffman, nous conduit ainsi à questionner les places et rôles attribués à chacun-e au quotidien.

Cet « arrangement des sexes » nous permet de mieux appréhender comment les processus et supports de communication, les rites d’interactions, façonnent les manières d’être des individus et figent les rapports de domination. Depuis la prime enfance jusqu’à la vieillesse, la distinction du genre dans les définitions identitaires et les rôles sociaux attribués à chacun invitent à légitimer une hiérarchisation entre les sexes.

Les représentations sociales, les stéréotypes et les préjugés, sont véhiculés et diffusés par des médias (interaction, communication, langage, littérature jeunesse, publicité, image) qui contribuent à mettre en action cette mécanique bien huilée. De la sphère familiale, à l’école, en passant par la pratique sportive ou le loisir, jusqu’au monde du travail, cette hiérarchisation provoque des inégalités qui génèrent, dans tous les milieux sociaux, une violence multiforme à l’égard des femmes : violences sexuelles, violences économiques, violences morales, violences psychologiques…

Les violences à l’égard des femmes sont pourtant si banalisées : selon de courantes études, 1 femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son (ex)compagnon, 16% des femmes déclarent avoir été victimes de tentatives de viol ou de viol au cours de leur vie, on estime le nombre d’agressions sexuelles en France entre 65 000 et 70 000 par an selon l’OMS, 32% de femmes ont été victimes d’une violence sexiste ou sexuelle dans le cadre de leur travail, des différences de salaire de 20,1% en moyenne persistent selon l’Observatoire des inégalités.… Ces inégalités de genre que vivent les femmes et qui constituent une violence multiforme impactent leurs situations. De l’hypersexualisation de la société jusqu’à la place des femmes dans la cité en terme d’engagement et de citoyenneté, quelles sont les résultantes palpables de ce phénomène et comment agir sur ces problématiques ? Parce que ces violences trouvent souvent leurs origines dans des rapports de domination qui s’inscrivent dans long un processus de socialisation, il est possible de les déconstruire afin de les prévenir. Chaque professionnel-le a ainsi un rôle à jouer dans leur repérage, mais aussi dans leur prévention.

La Préfecture de la Région de Franche-Comté par l’intermédiaire de la Délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité et la Ville de Besançon par l’intermédiaire de sa mission Lutte contre les Discriminations ont donc décidé conjointement de se saisir de ces questions en organisant un colloque les 27, 28 et 29 Novembre 2012, au Lycée Jules Haag de Besançon. L’objectif est d’interpeller à la fois les champs universitaire, associatif et institutionnel. Ce colloque a pour ambition de promouvoir, dans un esprit d’échange et de complémentarité, des espaces de réflexion collective, de diffusion des pratiques et des outils et enfin de proposer aux acteurs de la cité une formation sur cette question. Cet événement articulera des temps de conférences et des ateliers de travail selon l’organisation suivante et traitera trois thématiques centrales.

Journée 1 : « La construction de l’identité de genre et les représentations sociales » Comment le genre se construit-il ? Quel est le rôle des processus d’interaction dans la construction identitaire ? Quels rôles jouent les représentations, les stéréotypes et les préjugés dans les rapports sociaux ? Quelles instances de socialisation pour quels enjeux et quels effets sur la construction de soi ? Du rapport à l’autre ? L’objectif de cette journée est d’interroger la question du genre et sa traduction dans les espaces de construction identitaire.

Journée 2 : « Les vecteurs de diffusion des stéréotypes et préjugés et la construction du sexisme ordinaire ». Quels sont les supports de diffusion des stéréotypes et préjugés à caractère sexiste ? Quelle est la place des supports et processus de communication dans la diffusion et la légitimation des stéréotypes et préjugés à caractère sexiste ? L’objectif de cette journée est d’interroger le rôle des vecteurs de diffusion des stéréotypes et des préjugés à caractère sexiste dans le développement d’un sexisme ordinaire et de ses conséquences.

Journée 3 : « Des inégalités femmes-hommes aux violences sexistes : pour une prévention plus efficace ». Quels sont les liens entre identité de genre et violences sexistes ? Comment se traduisent les inégalités envers les femmes ? Quelles sont les formes de ces violences à l’égard des femmes et comment les prévenir ? Quel est leur impact sur la place des femmes dans la société ? Quels sont les leviers du changement ? Quels outils ?

L’objectif de cette journée est d’interroger les violences sexistes au prisme des inégalités de genre et de la place des femmes dans la cité.

Conditions de soumission Deux modes d’expression sont possibles durant ce colloque :

Les communications universitaires et scientifiques : Les éléments requis sont :

•La fiche de présentation jointe à l’appel à communication dûment complétée •Une page de résumé de la communication •Une page de bibliographie. Les communications associatives et institutionnelles afin de présenter des outils et actions : Les éléments requis sont :

•La fiche de présentation jointe à l’appel à communication dûment complétée •Une page de résumé de la communication •La description de l’action et son bilan. Une -ou plusieurs- communications écrites relatives à la présentation sont attendues. Les propositions ne devront pas dépasser 3000 signes (espaces compris) et comprendront une page résumée (pas plus de 3000 signes, et avec une proposition de titre), une page de bibliographie ainsi que la fiche réponse dûment complétée.

Seront particulièrement observés les éléments suivants : •la pertinence et la cohérence avec les problématiques développées lors du colloque,

•l’originalité de la proposition,

•les aspects rédactionnels (plan, style, orthographe et vocabulaire)

•ainsi que le mode de présentation. Les communications sont à envoyer en format .doc ou .rtf ou .pdf à : violences.sexistes@gmail.com

toute communication incomplète ne pourra être étudiée.

Composition du comité de lecture Les candidatures seront étudiées conjointement par la DRDFE et la Ville de Besançon ainsi que par les organisateurs. La mise en place d’un comité de pilotage formalisera les choix définitifs de sélection des communications.

Pour toute information complémentaire : violences.sexistes@ymail.com Calendrier

•Date limite d’envoi des contributions : 20 août 2012
•Date limite de retour aux auteurs : 1er septembre 2012
•Participation : 27, 28, 29 Novembre 2012
--------------------------------------------------------------------------------

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/Appel-a-communications-colloque,3996.html

Dans la même rubrique