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Appel 136e congrès du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, "Faire la guerre, faire la paix. Musique et chansons", 2-7 mai 2011, Université Via Domitia à Perpignan.

Les organisateurs de ce congrès pluridisciplinaire portant sur le thème de la guerre et de la paix (programme complet sur : http://cths.fr/co/index.php), proposent un axe de réflexion sur « l’ambivalence des représentations de la guerre et de la paix » en évoquant « les artistes en guerre, au service de la guerre ou contre la guerre ». Si l’histoire de l’art permet de réfléchir à cette question, l’apport de la musicologie et de l’ethnomusicologie paraît également très riche.

En effet, à travers l’examen des répertoires, des modalités d’exécution et des occasions de jeu, à travers le jeu d’instruments spécifiques ou encore, à travers le profil des compositeurs et des exécutants, il semble que l’on puisse parler de « musique pour le temps de la guerre », mais aussi de « musique "de guerre" pour le temps de la paix ». Mais quelle est cette dernière, car elle ne se résume pas bien sûr - pas plus que la première d’ailleurs, à la musique militaire à proprement parler, et donc, quelle en est la pratique ? ... on pense à la musique comme moyen d’expression du pouvoir et du prestige et donc, à la notion d’apparat (cf. l’Écurie royale à Versailles, les défilés militaires et leur musique pour les commémorations ou réceptions officielles, cf. la garde républicaine qui joue pour l’élection de Miss France, cf. aussi le bagad de Lann Bihoué en Bretagne, exemplaire à ce sujet puisqu’il est un orchestre militaire sans militaires de nos jours).

La chanson est aussi, et par excellence, un domaine où peut être lue cette ambivalence :
- exalter le patriotisme ou le sentiment d’appartenance nationale (cf. la Marseillaise, bien sûr, et tous les pays ont un hymne national, est-il toujours un hymne d’origine militaire ou créé en temps de conflit ?)
- soutenir le pouvoir politique (cf. le comique troupier, où il s’agit de désamorcer l’horreur, de la banaliser) ou à l’inverse, s’y opposer (voir par ex. parmi tant d’autres C’est M’sieur Poincaré, par Artus, en 1913),
- magnifier le dévouement patriotique (cf. Verdun, on ne passe pas, Bérard, 1917) ou l’héroïsme des soldats morts au combat, ou encore, celui de héros « nationaux » en période d’occupation,
- tenir lieu de « mémoire collective » face à la souffrance subie par la population pendant ou après un conflit (cf. chants dans les Balkans sur les horreurs commises par les Ottomans sur la population ; mais plus récemment, le conflit dans l’ex-Yougoslavie a sûrement généré de nouveaux chants, permettant la catharsis de la douleur).

Ce sous-thème "musique et chanson" propose donc de réfléchir très largement à la thématique donnée, dans tous les domaines, savant ou populaire, civil ou militaire, sur le plan musicologique à travers toutes les époques, ou ethnomusicologique sur des aires géo-culturelles variées.

Responsables
Simone MAZAURIC (pour le CTHS), professeur des universités (UMR 7117 CNRS / Nancy-Université), présidente de la section Sciences, histoire des sciences et des techniques et archéologie industrielle du CTHS
Martin GALINIER (pour l’université de Perpignan Via Domitia), professeur des universités, directeur du Centre de recherches historiques sur les sociétés méditerranéennes (CRHiSM), doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines

Proposition (1000 signes, espaces compris) à envoyer avant le 11 novembre 2010 à : congres@cths.fr

Pour plus de renseignements, voir http://cths.fr/co/reglement.php

ou appeler le 01 55 95 89 64

Citer cet article : http://www.histoiredesmedias.com/Appel-136e-congres-du-Comite-des.html

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