Ouvrages de référence

Une sélection d’ouvrages sur les médias
Utilisez les mots-clés dans la colonne ci-contre pour naviguer dans cette rubrique.
"Image et histoire", Vingtième siècle. Revue d’histoire, n° 72, octobre-décembre 2001. Numéro spécial coordonné par Christian Delage, Laurence Bertrand Dorléac, Andre Gunthert.
Mots clés:
Généralites.
"Médias dans le mouvement social contemporain", Matériaux pour l’histoire de notre temps, n° spécial, 46, avril-juin 1997.
Mots clés:
Généralites.
Mouvements sociaux.
"Médias. Stratégies d’influences", Confluences Méditerranée, n°69, 2009.
Mots clés:
Généralites.
Migrations, Identités.
ALBERT Pierre, KOCH Ursula E. et al., Les médias et leur public en France et en Allemagne, Paris, Éditions Panthéon Assas, 2003.
Mots clés:
Généralites.
AUBERT Aurélie, La société civile et ses médias, PAris, Le bord de l’eau éditions/ INA, 2009.
Mots clés:
Généralites.
Journalisme - Journalistes.
BARBIER Frédéric, BERTHO LAVENIR Catherine, Histoire des médias de Diderot à Internet, Paris, Armand Colin, 1996, 398 p.
Mots clés:
Généralites.
BAUTIER Roger, et al. (dir.), La presse selon le XIXè siècle, Paris, Univ. Paris III-Univ. Paris XIII-, 1997 (dact.).
Mots clés:
Généralites.
BEGIN Richard, DUSSAULT Myriam, DYOTTE Emmanuelle, La circulation des images. Médiations des cultures, Paris, L’Harmattan, 2006.
Mots clés:
Généralites.
Culture.
BELLANGER Claude et al (dir.), Histoire générale de la presse francaise, Paris, PUF, 5 volumes, 1969-1976.
Mots clés:
Généralites.
BERTHO LAVENIR Catherine, Les démocraties et les médias au XXè siècle, Paris, Colin, 2000, 284 p.
Mots clés:
Généralites.
BIGOT Christophe, Médias et vie privée, Paris, La Documentation française, 2007.
Mots clés:
Généralites.
Communication - Propagande.
BOURDON Jérôme, Introduction aux Médias, 3ème édition mise à jour, Paris : Montchrestien, 2009.
Mots clés:
Généralites.
BOYER Isabelle, TURPIN Béatrice (dir.), Jeunesse, médias et lien social, Paris, Éditions Encrage, 2008.
Mots clés:
Généralites.
Jeunes, Jeunesse.
BRUN Josette (dir.), Interrelations femmes-médias dans l’Amérique française, Québec, Editions des Presses Universitaires de Laval, 2009.
Mots clés:
Généralites.
Femme, Genre, Corps.
CACHIN Marie-Françoise, COOPER-RICHET Diana, MOLLIER Jean-Yves et PARFAIT Claire (dir.), Au bonheur du feuilleton. Naissance et mutations d’un genre (France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, XVIIIe-XXe siècles), Grâne, Créaphis, 320 pages, 2007, 25 euros.
Mots clés:
Généralites.
CALLU Agnès, LEMOINE Hervé, Le Patrimoine sonore et audiovisuel français, entre archives et témoignages : guide de recherche en sciences sociales, Paris, Belin, 2004.
Mots clés:
Généralites.
CHALABY Jean, The de Gaulle Presidency and the Media - Statism and Public Communications, Palgrave-Macmillan, Londres et New York, 2002.
Mots clés:
Généralites.
Communication - Propagande.
CHAUVEAU Agnès, TETART Philippe, Introduction à l’histoire des médias en France, de 1881 à nos jours, Paris, Colin, 1999, 96 p.
Mots clés:
Généralites.
CHUPIN Yvan, HUBÉ Nicolas, KACIAF Nicolas, Histoire politique et économique des médias en France, Paris, La Découverte, 2009.
Mots clés:
Généralites.
CHUPIN Yvan, HUBÉ Nicolas, KACIAF Nicolas, Histoire politique et économique des médias en France, Paris, La Découverte, 2009.
Mots clés:
Généralites.
COMAN Mihai, Pour une anthropologie des médias, Presses universitaires de Grenoble, 2003.
Mots clés:
Généralites.
COOPER-RICHET Diana et RAPOPORT Michel (dir.), L’Entente cordiale. Cent ans de relations culturelles franco-britanniques (1904-2004), Paris, Créaphis, 2006, 400 pages.
Mots clés:
Généralites.
Culture.
CORROY Laurence, Les jeunes et les médias, les raisons du succès, Paris, Vuibert, 2008.
Mots clés:
Généralites.
Jeunes, Jeunesse.
D’ALMEIDA Fabrice, DELPORTE Christian, Histoire des médias en France, de la Grande Guerre à nos jours, Flammarion, collection Champs Université, 2003.
Mots clés:
Généralites.
Guerre, Révolution.
D’ALMEIDA Fabrice (dir.), La question médiatique : les enjeux historiques et sociaux de la critique des médias, Paris, Séli Arslan, 1997.
Mots clés:
Généralites.
DELPORTE Christian, Images et politique en France au XXe siècle, Paris, Nouveau Monde Editions, 2006.
Mots clés:
Généralites.
Communication - Propagande.
DELPORTE Christian (dir.), Médias et villes (XVIIIè-XXè siècles), Tours, CEHVI, 1999.
Mots clés:
Généralites.
DELPORTE Christian, DUPRAT Annie (dir.), L’événement. Images, représentation, mémoire, Paris, Editions Créaphis, 2004.
Mots clés:
Généralites.
Histoire, Mémoire.
DELPORTE Christian, GERVEREAU Laurent, MARÉCHAL Denis (dir.), Quelle est la place de l’image en histoire ?, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2008.
Mots clés:
Généralites.
Histoire, Mémoire.
DELPORTE Christian, MOLLIER Jean-Yves, SIRINELLI Jean-François (dir.), Dictionnaire d’histoire culturelle de la France contemporaine, Paris, PUF, 2010.
Mots clés:
Généralites.
Culture.
DELPORTE Christian, PALMER Michael, RUELLAN Denis (dir.), Presse à scandale, scandale de presse, Paris, L’Harmattan, 2001, 261 p.
Mots clés:
Presse écrite.
Généralites.
DICKASON Renée (dir.), Analyses d’Images : Patrimoines visuels dans le monde anglophone, Paris, Presses Universitaires de Rennes, 2003.
Mots clés:
Généralites.
DONNAT Olivier (dir.), Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique. Enquête 2008, Paris, La Découverte / Ministère de la culture, 2009.
Mots clés:
Généralites.
Culture.
DOUZOU Sylvie, WILSON Kevin G., Une histoire des médias de communication, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2010.
Mots clés:
Généralites.
DUPRAT Annie, Images et Histoire. Outils et méthodes d’analyse des documents iconographiques, Paris, Belin, 2007.
Mots clés:
Généralites.
DUPRAT Annie, CHABAUD Pascal, Médias, pouvoirs et société, Paris, Ellipses, 2002.
Mots clés:
Généralites.
EVENO Patrick, MARSEILLE Jacques (dir.), Histoire des industries culturelles aux XIXe et XXe siècles, actes du colloque tenu en Sorbonne en décembre 2001, ADHE, 2003.
Mots clés:
Généralites.
Culture.
FERRO Marc, L’information en uniforme : propagande, désinformation, mensonges, Paris, Ramsay, 1991. Institut Charles-de-Gaulle, De Gaulle et les médias, Paris, Fondation Charles-de-Gaulle/Plon, 1994.
Mots clés:
Généralites.
GERVEREAU Laurent, Voir. Comprendre. Analyser les images, Paris, La Découverte, 1997 (1è éd. 1994).
Mots clés:
Généralites.
Communication - Propagande.
HOEBEKE Stéphane, Sexe et stéréotypes dans les médias, Paris, L’Harmattan, 2008.
Mots clés:
Généralites.
Femme, Genre, Corps.
JACQUINOT-DELAUNAY Geneviève, KOURTI Evangelia (dir.), Des jeunes et des médias en Europe. Nouvelles tendances de la recherche, Paris, Edition L’Harmattan, 2008.
Mots clés:
Généralites.
Jeunes, Jeunesse.
JEANNENEY Jean-Noël, Une histoire des médias, des origines à nos jours, Paris, Seuil, 1996, 374 p.
Mots clés:
Généralites.
JOST François (dir.), 50 fiches pour comprendre les médias, Paris, Editions Bréal, 2009.
Mots clés:
Généralites.
KANEV Venko, KONSTANTINOVA Zdravka (dir.), Les médias en Europe Centrale et Orientale après 1989, Le Monde diplomatique / Edition bulgare, Sofia, 2009.
Mots clés:
Généralites.
LATOUCHE Régis, MATHIEN Michel (dir.), Histoire, mémoire et médias, Bruxelles, Bruylant, 2009.
Mots clés:
Généralites.
Histoire, Mémoire.
LÉTÉ Anne, JOLY Martine, LANCIEN Thierry, LE MÉE Isabelle, VANOYE Francis, Dictionnaire de l’image, Paris, Éditions Vuibert, 2006.
Mots clés:
Généralites.
MARCHETTI Dominique (dir.), En quête d’Europe. Médias européens et médiatisation de l’Europe, Presses universitaires de Rennes, 2004.
Mots clés:
Généralites.
MARTIN Laurent, VENAYRE Sylvain (dir.), L’histoire culturelle du contemporain, actes du colloque de Cerisy, Paris, Nouveau monde éditions, 2005.
Mots clés:
Généralites.
Culture.
MARTIN Marc, Médias et journalistes de la République, Paris, Odile Jacob, 1997, 494 p.
Mots clés:
Généralites.
Journalisme - Journalistes.
MASSELOT-GIRARD Maryvonne (dir.), Jeunes et médias, Ethique, socialisation et représentation, Paris, L’Harmattan, 2004.
Mots clés:
Généralites.
Jeunes, Jeunesse.
MATHIEN Michel (dir.), Les jeunes dans les médias en Europe de 1968 à nos jours, Bruxelles, Bruylant, 2009.
Mots clés:
Généralites.
Jeunes, Jeunesse.
MIGOZZI Jacques (dir.), , De l’écrit à l’écran. littératures populaires : mutations génériques, mutations médiatiques, Limoges, PULIM, 2000.
Mots clés:
Généralites.
MOHSEN-FINAN Khadija (dir.), Les Médias en Méditerranée, Nouveaux médias, monde arabe et relations internationales, Arles, Actes Sud, 2009.
Mots clés:
Internet.
Généralites.
MOLLIER Jean-Yves, SIRINELLI Jean-François, VALLOTON François (dir.), Culture de masse et culture médiatique en Europe et dans les Amériques, 1860-1940, Paris, Puf, 2006.
Mots clés:
Généralites.
Culture.
Le thème des médias en Méditerranée est loin d’être épuisé. Bien au contraire, à un moment où les opinions publiques mondiales continuent à voir dans les chaînes télévisées un vecteur incontournable pour leur information, et dans un contexte où foisonnent les chaînes satellitaires, on ne peut que noter l’ascendant pris par l’image et le verbe dans l’accompagnement mais aussi l’orientation de la "pensée globale".
Cet ouvrage bilingue fait d’abord le point sur les analyses théoriques et sur les types d’enquête mis en œuvre des deux côtés du Rhin pour connaître le public des médias. Il propose ensuite un état des lieux précis de la composition socio-démographique de ce public en France et en Allemagne, des instruments d’étude mobilisés de part et d’autre pour l’appréhender ainsi que des résultats d’enquêtes du comportement des utilisateurs-récepteurs des médias (presse écrite, radio, télévision, Internet etc.). La comparaison interculturelle qui est ainsi esquissée entre les deux pays permet de prendre conscience d’un certain nombre de particularismes nationaux. L’originalité de cette entreprise tient également à la confrontation de points de vue entre d’un côté, des universitaires et des chercheurs (sociologues, sémiologues, historiens) et de l’autre, des professionnels-praticiens (journalistes, responsables d’études, spécialistes de marketing).
Paradoxe contemporain : les médias n’ont jamais été autant décriés, alors que les possibilités de participer ou de donner son opinion ne cessent de s’accroître (courriers des lecteurs, forums…). Marquant leur distance avec les médias traditionnels, ces discours des publics symbolisent les réappropriations hybrides des propos médiatiques et des événements contemporains par des individus. Cet ouvrage s’intéresse au phénomène de la prise de parole des téléspectateurs sur l’actualité internationale, au travers de l’étude des courriers envoyés par les usagers à la médiation de France 2. Ces courriers correspondent à des interrogations de la sphère publique sur les médias, dans une perspective qui mêle l’engagement citoyen à une quête identitaire. L’analyse développée permet de comprendre le rapport de l’individu aux médias, dans un contexte où les évolutions technologiques continues ouvrent des perspectives aux usagers pour commenter l’information, voire l’élaborer eux-mêmes. Ces questions sont fondamentales pour penser l’avenir du journalisme. Elles ouvrent la voie à des réflexions sur le rôle des médias en démocratie, à l’heure où le « participatif » semble séduire aussi bien les médias que les hommes politiques.
Ce livre traite de l’histoire des médias depuis 1751, date de la publication de l’Encyclopédie, jusqu’à l’orée du XXIe siècle, marqué par la numérisation des supports et des réseaux. Il conduit, dans un premier temps, le lecteur à travers l’histoire du livre et de la presse en Europe, puis décrit, pour le XXe siècle, comment évoluent, aux côtés des médias de l’écrit, le cinéma, la radio, et la télévision, de part et d’autre de l’Atlantique. Il s’achève sur les problèmes posés aujourd’hui par la mondialisation du marché des biens culturels. Dans cet univers foisonnant, les auteurs se sont attachés à mettre en évidence plusieurs aspects : d’une part, les fondements techniques de l’économie des médias et leurs conséquences sur la forme des entreprises ; d’autre part, le rapport des médias avec la vie politique, et en particulier le lien entre le livre et l’émergence des identités nationales au XIXe siècle ; enfin, les filiations multiples entre les médias de l’écrit et ceux de l’image et du son qui caractérisent la culture du XXe siècle. Cette troisième édition a fait l’objet d’une refonte approfondie et s’appuie sur les derniers développements de l’actualité.
La prolifération actuelle des images suscite de nombreuses interrogations, au sujet des possibilités de relations et de circulations qu’implique l’image en tant que lieu de médiation, ainsi que sur les notions d’identité et de communauté. Modifiant notre rapport au monde, à l’histoire et à la mémoire, l’image nécessite un dialogue entre ces différents domaines de recherche que sont la littérature, le cinéma ou la sociologie, défi relevé par cet ouvrage collectif pluridisciplinaire.
Tome 1 : Des origines à 1814
Les relations existant entre les médias et les systèmes politiques dans lesquels ils évoluent nourrissent de nombreuses réflexions pluridisciplinaires au sein des sciences humaines. Instruments nécessaires pour la mise en place d’un espace public habermassien et d’une démocratie, les médias sont également perçus comme « des appareils idéologiques d’Etat » (Althusser) favorisant la propagande. Le développement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication ont ravivé ce débat : allaient-elles être un bien pour une démocratie qui deviendrait de plus en plus participative ou un moyen supplémentaire d’aliénation des masses ?
Catherine Bertho Lavenir traite ce sujet à partir d’une perspective historique. Le livre entreprend de cerner quelles sont les relations entre les médias et les démocraties (exclusivement occidentales) au 20ème siècle. Celles-ci, présentées de manière différenciée selon les pays, montrent que dans chaque période historique définie, les liens entre médias et pouvoirs politiques n’ont pas eu les mêmes conséquences partout. catherine bertho lavenir différencie à ce niveau deux pôles : l’Europe (divisée dans la première partie de l’ouvrage entre d’un côté l’Allemagne et l’Italie et de l’autre la France et le Royaume-Uni) et les Etats-Unis.
L’irruption de la vie privée dans le champ de l’information est aujourd’hui générale : presse dite people, émissions de télé-réalité, omniprésence des images... tout un chacun, personnalité en vue ou simple citoyen, expose, à son insu ou de son plein gré, faits et gestes privés. Rares sont d’ailleurs les personnalités à n’avoir pas intégré dans leur communication publique l’utilisation, voire l’instrumentalisation, de leur sphère privée.
En parallèle, à cette surexposition médiatique, fait écho une pratique judiciaire qui suit elle aussi une courbe exponentielle. Apparaît alors la nécessité d’une recherche d’équilibre entre, d’une part, le droit à la vie privée et, d’autre part, le droit à l’information. L’article 9 du code civil qui stipule laconiquement que " chacun a droit au respect de sa privée " laisse au juge le soin de déterminer ce qui est protégeable et ce qui ne l’est pas et d’apprécier les mesures à prendre. L’objectif du présent dossier est de rassembler les réflexions concernant les différents enjeux sociaux qui entourent la question du secret de la vie privée afin de nourrir l’observation de la pratique juridique.
Plus internationale, plus axée sur les nouveaux médias, cette nouvelle édition ne s’adresse pas seulement aux étudiants et aux formateurs, mais à quiconque veut se donner des outils intellectuels pour aborder les transformations majeures du monde contemporain à l’âge de la communication. Car depuis la première édition de cet ouvrage, en 1997, les études de médias ont pris un essor considérable. Avec l’essor d’Internet et des télécommunications, la frontière s’est brouillée entre les médias de masse et les médias interpersonnels. Les médias ont envahi un nombre croissant de domaines de la vie sociale. L’auteur a choisi d’intégrer ces changements mais en restant fidèle à des auteurs et à des notions qui sont au fondement de la discipline. Sont donc présentés ici Adorno, Lazarsfeld, McLuhan (mais aussi Manuel Castells), des notions comme déterminisme technologique, leaders d’opinion, fonction d’agenda, études de réception, mais aussi globalisation culturelle, communautés virtuelles, ou fracture numérique.
Le CRTF se propose d’étudier les représentations des jeunes dans les médias et la nature du lien social qui existe entre eux et d’autres acteurs sociaux.
Cet ouvrage, après avoir abordé d’un point de vue théorique les concepts se rapportant à la communication et au lien social, se propose de présenter une réflexion sur l’adolescent à partir de trois axes : les représentations des jeunes dans les médias, les liens entre ces derniers et les institutions et la culture adolescente.
Cette collection d’essais se penche sur la place qu’occupent les femmes d’expression française dans les médias en Amérique du Nord. Histoire, littérature, communication, droit, journalisme : autant de regards croisés jettent un nouvel éclairage sur un enjeu de taille de la communication publique. Les textes traitent d’abord des voies permettant aux femmes d’agir sur leur monde malgré les contraintes posées à leur prise de parole en France et en Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe siècles. L’attention se porte ensuite sur l’apparition des premières voix féminines dans la presse québécoise, soit dans les gazettes pionnières de la fin du XVIIIe siècle et la presse partisane de la première moitié du XIXe siècle. Puis, l’ouvrage présente le parcours de trois pionnières du journalisme au Canada français au tournant d’un XXe siècle témoin de l’arrivée des quotidiens d’information et de la presse féminine, avant de s’intéresser à la place réservée aux femmes dans les premiers médias acadiens. La réflexion se poursuit par un retour sur la genèse et le sort de l’ouvrage clé de la critique féministe des médias au Québec publié en 1987, Le silence des médias, et sur l’action de femmes francophones ayant immigré au Canada qui ont cherché à pallier le silence des grands médias en se taillant activement une place à la radio communautaire au tournant du XXIe siècle. L’ouvrage aborde en dernier lieu des thèmes actuels : la lente féminisation du journalisme en Acadie, la présence paradoxale des adolescentes dans le discours médiatique québécois, et la rencontre de l’antiféminisme et d’Internet dans les sites francophones de groupes se disant à la défense des droits des hommes et des pères au Québec.
Si de nombreux ouvrages ont été consacrés au feuilleton en France, Grande-Bretagne Etats-Unis, il n’existait pas d’étude comparatiste entre ces trois pays. " Romans-feuilletons ", " serials ", "serialized fictions ", se développent et se multiplient depuis la fin du XVIIIe siècle dans ces trois aires géographiques et culturelles. Historiens spécialistes de littérature, mais aussi de l’image et des médias, sociologues, s’interrogent sur la naissance du feuilleton, puis en présentent les différents acteurs, auteurs, éditeurs, illustrateurs, publicitaires, ainsi que les modes et les supports de sa publication. Enfin, ils s’interrogent sur la diffusion du feuilleton, initialement conçu pour distraire le grand public et parfois destiné à des lectorats spécifiques, à des fins syndicales ou politiques. Quelques réflexions sur le devenir du feuilleton, entre autres sur les " film feuilletons " projetés dans les cinémas aux Etats-Unis durant les deux guerres mondiales, complètent cette approche. Fascinant dans sa richesse et sa diversité, enjeu économique de taille, reflet de la société qui le produit, le feuilleton constitue un véritable phénomène culturel. Cet ouvrage, à travers l’étude de la production, de la diffusion, et de certaines formes de réception du feuilleton, invite le lecteur à méditer l’extraordinaire succès d’un des genres les plus féconds, après l’épopée, de la littérature universelle. Ce livre relève de la sociologie de la lecture, de l’histoire de l’édition et de l’histoire culturelle et sociale.
Cet ouvrage mesure, dans le contexte particulier de la France de Vichy, avec quelques éclairages comparatifs sur d’autres pays européens, la réalité du concept « entreprise » dans deux secteurs volontairement placés côte à côte : la culture et les médias, tous deux vecteurs d’idées et d’informations auprès de l’opinion publique. En choisissant une approche multiple des domaines (livre, cinéma, musique, spectacles ou arts plastiques) ainsi que l’analyse croisée d’organisations et d’itinéraires biographiques, l’étude de la circulation économique d’objets culturels ou encore l’examen des dispositifs de contrôle français et allemands, ce volume se propose de donner un panorama aussi large que possible, de l’avant-guerre aux années 1950. Sont particulièrement soulignées les difficultés d’un positionnement stratégique, les adaptations nécessaires, variables d’une structure à l’autre, ou encore l’émergence de phénomènes sociaux dans un contexte politique, intellectuel et socio-économique choisi par le gouvernement de Vichy et les autorités d’occupation.
Ouvrage publié sous l’égide du Ministère de la Culture et de la Communication - Direction des Archives de France et du Ministère de la Défense - Service historique de l’armée de Terre avec le concours de l’Institut des archives sonores (IAS) et de l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPA-D).
Des débuts de la presse à nos jours, voici l’histoire des moyens d’information inscrite dans le processus de démocratisation de la vie politique française. Conquête de la liberté, débuts de la grande presse, organisation et fonctionnement de la profession des journalistes, crises et "affaires", apparition de la radio, puis de la télévision, rôle des médias pendant la guerre, histoire mouvementée de l’ORTF, difficultés actuelles de la presse et de l’audiovisuel... autant d’évolutions ou de faits marquants dont l’analyse est souvent indissociable de l’histoire générale de la France du XIXe au XXe siècle.
Is it true that de Gaulle kept journalists at a distance because he disliked the press ? Or was the press really against him, as always claimed ? How did he exploit his own charisma on radio and television ? This book explores the relationship between de Gaulle and the media during his presidency. The author examines de Gaulle’s communications strategy and broadcasting policy, comparing his approach to public communications with that of past French leaders and contemporary American presidents.
Depuis la fin du XIXe siècle et au rythme des révolutions technologiques et de l’information au XXe siècle, l’univers n’a cessé de s’élargir en se diversifiant ; tenant une place toujours grandissante dans notre quotidien. Au terme d’un siècle d’explosion médiatique, cet ouvrage :
Occupant une place croissante dans la société française, les médias connaissent une intense mutation depuis quelques décennies. Le développement d'Internet, l'« explosion » de la communication et la concentration mondiale des entreprises médiatiques bouleversent en profondeur l'espace public. Ces récentes évolutions soulèvent de nombreuses questions auxquelles cet ouvrage s'efforce de répondre en les inscrivant dans le temps long des transformations médiatiques. Cette histoire politique et économique des médias français se veut comme un antidote à l'oubli. Retraçant pas à pas les relations que les médias ont successivement entretenues avec les pouvoirs du XVIIe siècle à nos jours, elle est soucieuse d'articuler cette dimension politique aux enjeux économiques, sociaux et technologiques de la production médiatique. Citoyens, étudiants, chercheurs, journalistes trouveront dans cet ouvrage des clefs pour comprendre la construction progressive de l'espace médiatique français et analyser les problématiques actuelles à l'aune des expériences passées.
Occupant une place croissante dans la société française, les médias connaissent une intense mutation depuis quelques décennies. Le développement d’Internet, l’« explosion » de la communication et la concentration mondiale des entreprises médiatiques bouleversent en profondeur l’espace public. Ces récentes évolutions soulèvent de nombreuses questions auxquelles cet ouvrage s’efforce de répondre en les inscrivant dans le temps long des transformations médiatiques.
Cette histoire politique et économique des médias français se veut comme un antidote à l’oubli. Retraçant pas à pas les relations que les médias ont successivement entretenues avec les pouvoirs du XVIIe siècle à nos jours, elle est soucieuse d’articuler cette dimension politique aux enjeux économiques, sociaux et technologiques de la production médiatique. Citoyens, étudiants, chercheurs, journalistes trouveront dans cet ouvrage des clefs pour comprendre la construction progressive de l’espace médiatique français et analyser les problématiques actuelles à l’aune des expériences passées.
Nos analyses et nos constructions théoriques partent du constat que les journalistes, confrontés aux événements récurrents et socialement prestigieux (les cérémonies publiques) ou aux événements inattendus et socialement dangereux (les crises), changent leur façon de travailler et produisent des textes qui nous surprennent par leur différence – par rapport au discours habituel des médias – et par leur analogie – par rapport au système des mythes et des rites. L’appel, dans les médias, au discours symbolique est lié à l’irruption des événements à part et à l’utilisation des genres journalistiques qui recourent à des procédures narratives complexes. Le passage du discours de routine, centré sur le respect des procédures assurant l’« objectivité » journalistique, à un discours dominé par les figures de la pensée symbolique se fait de manière différenciée. Pour les événements interruptifs, c’est-à-dire pour les situations de crise, sont activés les modèles et les techniques de réflexion culturelle reposant sur la logique du mythe, alors qu’aux événements répétitifs, c’est-à-dire aux situations cérémonielles sont appliqués des mécanismes symboliques axés sur la logique du rite. Plus exactement, dans le premier cas, on est en présence d’un processus de mythification, dans le second de celui de ritualisation.
Un siècle après la signature de l’Entente cordiale entre la France et l’Angleterre, les études portant sur les aspects culturels des relations entre ces deux pays ont été largement occultées au profit de travaux portant sur les relations politiques et diplomatiques. Les textes présentés ici – issus des deux colloques tenus à Paris, puis à Oxford et à Londres, en juin et en octobre 2004 - permettent d’avancer sur ce terrain encore insuffisamment balisé. Des thématiques telles que celles liées aux médias, aux livres et à la littérature, à la vie artistique et culturelle, aux modes de vie et aux questions de société, ainsi qu’aux différentes institutions sont abordées dans les pages de cet ouvrage. La ténacité d’un certain nombre de stéréotypes – signes d’une incompréhension persistante – l’ambiguïté, voire l’ambivalence, qui caractérisent les rapports qu’entretiennent ces deux grandes nations conduisent à poser, aujourd’hui encore, la question de la possibilité d’une entente cordiale intellectuelle ?
Peu de travaux se sont jusqu’à aujourd’hui intéressés aux questions, pourtant essentielles, de la circulation des idées et des transferts culturels, tant sur le plan national qu’international, qu’entre groupes sociaux ou civilisations différentes. La variété des interventions présentées ici développe donc le concept de passeur culturel – notion à la fois récente, difficile à cerner et encore objet de débats – qu’il soit journaliste, éditeur, traducteur ou libraire, créateur ou diffuseur d’information et de culture. Les acteurs des différentes sciences sociales et humaines,engagés dans la culture et ses mutations depuis deux siècles, trouveront dans cet ouvrage de nombreux éclairages sur les médiations multiples autour des livres et de la littérature mais aussi dans le monde du spectacle vivant et des médias, y compris les plus modernes. Cet ouvrage rend compte des contributions du colloque « Passeurs culturels dans le monde des médias et de l’édition en Europe (XIXe et XXe siècles) », qui s’est tenu à Lyon en septembre 2003.
Les jeunes se révèlent être d’importants consommateurs de médias. Pour autant, le succès n’est pas automatique. En quoi, en effet, certains types de programmes, certains supports médiatiques répondent davantage que d’autres aux attentes du jeune public ?
Des médias « traditionnels » aux médias les plus innovants, cet ouvrage se propose d’analyser quelques beaux succès médiatiques qui mettent en lumière des facteurs qui favorisent l’engouement des plus jeunes. De la série télévisée « Plus belle la vie » aux magazines pour jeunes filles, des émissions de radio de libre antenne aux blogs des ados, une dizaine de chercheurs tentent d’apporter des pistes de réflexion à tous ceux qui s’intéressent aux adolescents et à leurs pratiques des médias.
Etude sur les dimensions technique, politique et culturelle des médias français du milieu du XIXe siècle à aujourd’hui.
De la caricature à l’affiche, du cinéma d’actualité à la télévision et au Web, ce livre explique alors pourquoi l’image est une clé essentielle pour comprendre l’histoire politique du XXè siècle. Chemin faisant, il donne aux historiens les outils nécessaires à une exploitation de l’image comme source de l’histoire contemporaine. L’image a bouleversé le fonctionnement des sociétés contemporaines et les conditions d’expression de la démocratie. La France du XXè siècle en fournit l’exemple. Instrument d’information, de propagande ou de communication, exploitée par l’Etat, les groupes partisans ou les médias, l’image, sous toutes ses formes, nourrit avec force, depuis plus d’un siècle, les débats et les représentations collectives. L’image, d’abord, participe à sa manière à la construction de la République. Elle contribue, parfois avec une violence extrême, aux affrontements partisans, mais traduit aussi l’ancrage progressif et les certitudes du modèle républicain français. L’image, ensuite, éclaire sur le sens des guerres du XXè siècle. Elle alimente la propagande et les imaginaires, l’exaltation patriotique et la haine de l’ennemi, mais aussi les peurs, les rumeurs, les doutes. L’image, enfin, s’affirme, avec le temps, comme l’instrument premier de la communication politique. Elle envahit l’espace public et sa maîtrise devient, pour les responsables politiques, un enjeu capital. De la caricature à l’affiche, du cinéma d’actualité à la télévision et au Web, ce livre explique alors pourquoi l’image est une clé essentielle pour comprendre l’histoire politique du XXè siècle. Chemin faisant, il donne aux historiens les outils nécessaires à une exploitation de l’image comme source de l’histoire contemporaine.
De la Révolution française à la Révolution bolchevique de 1917, de la chute du mur de Berlin en 1989 au 11 septembre 2001, certains événements scandent l’histoire. Lorsqu’on les évoque, surgissent spontanément des images, qui sont autant de repères dans les mémoires collectives. A la première page du journal imprimé, en ouverture du journal télévisé, un flux continu d’informations hétéroclites assaille le public. Il entrevoit des mots, perçoit des images fugitives, puis opère une sélection. Certains faits demeurent, qui deviennent événements l’image n’est pas étrangère à cette brusque ou lente promotion, pas plus qu’elle n’est indifférente aux interprétations, immédiates ou ultérieures, que l’événement charrie au cours du temps. Choc et ondes de choc, poids et modelage, postérité et mythologie l’ouvrage observe sur deux siècles les rapports entre images et événement, en considérant une grande variété de supports, gravure, dessin, caricature, peinture, affiche, photographie, cinéma d’actualité ou de fiction, télévision. Ce livre ne prétend pas proposer une analyse définitive, mais simplement fournir des clefs de lecture et dégager des pistes de réflexion. Au-delà des faits, des époques ou des sources figurées, les mêmes questions reviennent qui touchent aux conditions de production, de création, de diffusion, de réception. Si l’événement est naturellement producteur d’images, l’image est elle-même réductrice, broyeuse d’événements, de telle sorte qu’on peut souvent parler " d’image-écran ". Paradoxe ? Le lecteur en jugera au fil des chapitres.
Cet ouvrage consacre une avancée décisive dans la réflexion sur les images en histoire. En effet, alors que de longue date les historiens d’art se sont attachés à développer des études d’ordre iconographique sur leur territoire et que les sémiologues ont élargi le champ à certains aspects de la culture populaire, les historiens restaient dans une vision illustrative du visuel.
Désormais, à l’heure de la multiplication industrielle des images et de leur cumul généralisé, il devenait urgent de considérer ces corpus immenses comme matière à études. L’ensemble des participants démontrent deux usages essentiels nouveaux : la banalisation de l’image comme une source, parmi d’autres ; la possibilité de bâtir, à partir de supports croisés, de véritables histoires du visuel. Voilà donc un manifeste collectif pour le développement de travaux sur ce qui est devenu un élément fondamental de la communication planétaire.
Comment, la paix revenue, les images forgent-elles la façon dont nous percevons la guerre passée ? Pourquoi certaines s’ancrent-elles dans les mémoires, alors que d’autres s’effacent ? Reflètent-elles la réalité des événements vécus par les contemporains ou ce que nous voulons en retenir pour éclairer notre propre présent ?
A partir de cinq questions centrales cet ouvrage vise à rendre compte du poids des médias dans la représentation de la Libération en Europe depuis 1945. Les thèmes abordés tournent autour de la propagande et de l’information, de la transition et la reconstruction des médias, des récits et images médiatiques, des enjeux de mémoire et des mémoires refoulées et des représentations et mémoires de la Libération, entre réel et fiction.
D’« acculturation » à « zoo », en passant par « intellectuels » ou « médias », par « écologie » ou « genre », par « Belle Époque » ou « Mai 68 », ce premier dictionnaire consacré à l’histoire culturelle de la France, du XIXe siècle à nos jours, rassemble quelque 300 articles rédigés par 150 spécialistes du domaine. Il exprime la diversité des approches et le foisonnement des résultats d’un champ historique qui, en vingt ans, a connu des avancées décisives. Objets de culture, acteurs culturels, usages et pratiques, mais aussi sensibilités et valeurs, croyances et imaginaires communs, normes et univers symboliques, bref tout ce qui éclaire les comportements collectifs de la société et caractérise l’histoire culturelle en France est ici rassemblé. Ce dictionnaire entend saisir le vif d’une histoire en mouvement, à la croisée de terrains désormais bien balisés et de chantiers en construction.
Le phénomène du scandale médiatique peut se décliner en trois dimensions. La première observe la presse qui tourne autour du scandale, qui en rend compte, et hésite à s’impliquer, comme si l’objet était en quelque sorte hors d’elle et malgré elle. La seconde dimension met l’accent sur la presse scandaleuse par ses attitudes, car la révélation des agissements à réprimer sur le plan judiciaire ou à réprouver sur le plan moral, concerne les médias eux-mêmes. La troisième, c’est la presse qui profite du scandale, en fait sa pelote et prospère.
Dans cet ouvrage, les auteurs se sont limités à deux catégories d’images qui se différencient et se complètent à la fois : les images visuelles, celles qui ont une forme visible (images artistiques ou iconographiques) et les images métaphoriques, celles que suscitent les mots (images littéraires ou images identitaires). Ce choix délibéré d’appréhender l’image en tant que phénomène global s’inscrit dans le long parcours d’un champ de recherche en pleine expansion dans les études anglophones.
Depuis les années 1970, l’enquête Pratiques culturelles du ministère de la Culture et de la Communication constitue le principal baromètre des comportements des Français dans le domaine de la culture et des médias. Les résultats 2008, révèlent, plus de dix ans après ceux de 1997, l’ampleur des effets d’une décennie de mutations induites par l’essor de la culture numérique et de l’internet. Au moment où plus de la moitié des Français disposent chez eux d’une connexion à haut débit, où plus d’un tiers utilisent l’internet quotidiennement à des fins personnelles, comment les nouvelles formes d’accès en ligne à la culture s’articulent-elles avec la consommation des anciens médias (télévision, radio, presse écrite) et avec les pratiques culturelles traditionnelles ? Comment se portent la lecture de livres, l’écoute de la musique ou la pratique en amateur d’activités artistiques ? La fréquentation des salles de cinéma, des théâtres ou des salles de concert a-t-elle baissé ou augmenté et le profil de leurs publics a-t-il évolué ?
Le présent ouvrage restitue les résultats sectoriels de l’enquête dans le domaine de la télévision, de la musique, du livre et de la presse, des sorties et visites culturelles et des pratiques amateurs, en soulignant chaque fois les permanences mais aussi les lignes de rupture qui se dessinent sous la poussée d’une culture numérique déjà très présente dans le quotidien des jeunes générations.
Cet ouvrage traite de l’évolution des communications en retraçant l’émergence des principales techniques de la communication humaine telles que la parole, l’écriture, l’imprimerie, ainsi que les moyens modernes de la communication électronique comme la radio, la télévision et la communication informatisée. Il s’intéresse particulièrement aux contextes d’émergence et d’évolution des médias de communication compris à la fois comme lien social et comme technique de la société. Il s’agit d’une analyse des formes de société soutenues et autorisées par les formes de communication, ainsi que d’une analyse des techniques de communication qui sont l’actualisation des formes de société.
Outils et méthodes des documents iconographiques
À l’aube du siècle des Lumières, Bernard de Montfaucon, bénédictin de St-Maur et érudit, écrit dans le prospectus d’annonce de son Antiquité expliquée et représentée en figures (1716) : « Souvent ces estampes nous apprennent bien des particularités que les historiens ne disent pas ». Près de trois siècles plus tard, l’Histoire continue d’entretenir avec les images des rapports ambigus. En effet, lorsqu’elle s’est constituée, à la fin du XIXe siècle, comme une science, en élaborant des méthodes de travail et de critique des sources archivistiques, elle a privilégié l’écrit en abandonnant les données visuelles aux historiens de l’art ou aux esthéticiens. Pourtant, les images sont multiformes (peinture, dessin et gravure, mais aussi sculpture, architecture et numismatique par exemple) ; elles peuvent être étudiées sous différents points de vue et révéler les significations les plus diverses. L’image, objet concret, contribue à forger des imaginaires mentaux, dont la connaissance et la compréhension sont essentielles pour le travail de l’historien.
Après avoir lutté pour imposer la liberté d’expression face au pouvoir de l’Etat, les moyens d’information ont aujourd’hui acquis une indépendance politique garantie par la référence à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Si la tutelle de l’Etat reste encore relativement forte en France, les mass media s’en sont affranchis et le pluralisme de l’information est la garantie du maintien de la démocratie. Alors que 93 % des ménages possèdent un poste de télévision, de nombreuses critiques accusent l’" étrange lucarne " d’exercer une influence néfaste sur les jeunes téléspectateurs, d’engendrer la violence ou de simplifier à l’extrême le discours des hommes politiques et de confisquer le pluralisme du débat civique.
Cet ouvrage propose une approche du travail des médias centrée sur les pratiques. Elle insiste sur le fait que ce qui compose l’ordinaire des usagers des médias leur est connu, qu’ils naviguent dans un univers partagé d’éléments vus mais non point remarqués. C’est à l’analyste qu’appartient la tâche de décrire comment cet univers est, pour ses habitants, ordonné, reconnaissable et intelligible. A partir de productions médiatiques portant sur des situations de guerre ou nourries de celles-ci, les différentes contributions montrent comment s’élaborent les discours de vérité, comment opèrent les catégorisations dont ils procèdent, comment se constituent les audiences auxquelles ils s’adressent. Ce livre constitue un travail pionnier dans le domaine de l’ethométhodologie des médias, dans l’examen de la véridiction médiatique et du travail des catégories identitaires, ainsi que dans l’étude du traitement médiatique des conflits du Monde arabe et des Balkans.
Les industries culturelles attirent l’attention de chercheurs dans des disciplines très diverses (histoire, sociologie, sciences de la communication et de l’information) et ont l’objet d’un intérêt croissant de la part des professionnels et des pouvoirs publics. Cet ouvrage, fruit d’un colloque tenu en Sorbonne, rassemble plus d’une trentaine de communications. Il propose de faire le point sur les recherches en histoire des industries culturelles, en mettant notamment l’accent sur les réalités économiques de ce secteur. Du musée au théâtre, en passant par le cinéma, le livre, la presse et la musique, la réflexion des intervenants s’est organisée autour d’une étude par branches.
L’univers visuel - ce qu’on appelle en français les images - compose nos représentations mentales. Elles nous façonnent à travers de nombreux canaux et codes. La compréhension de leur fonctionnement forme alors un enjeu crucial. S’appuyant sur vingt années de recherches, Laurent Gervereau propose dans cet ouvrage une réflexion générale claire sur les images du XXe siècle. Elle ouvre des perspectives selon une méthode à double visée : une première globalisante et une seconde ciblée sur des cas précis, détaillant l’exemple français à travers le contexte des évolutions mondiales. Cela permet de reconsidérer le siècle passé grâce au décryptage des grandes articulations historiques et à l’analyse de ce qui fut un de ses phénomènes majeurs : l’accumulation exponentielle des figurations de tous types, de toutes époques, de toutes les civilisations. Cette interrogation neuve et pionnière sur les icônes de notre temps est donc aussi une leçon de méthode. Existe-t-il un langage des images ? Quelle est leur influence ? Où s’arrête la propagande ? Où commence l’art ?
Cet ouvrage est un guide d’analyse générale des images. Il se veut résolument simple, ouvert et pluridisciplinaire. D’une part, il traite des types les plus variés d’images (tableaux, photos, affiches, vidéo, cinéma, presse, cartes, plans, nouvelles images...). De ce fait, il prend aussi bien en compte l’iconographie scientifique qu’artistique, décorative, de propagande ou technique, et l’éclaire d’exemples et de conseils. D’autre part, il réalise la première histoire des méthodes de compréhension de l’image, mettant en jeu art, histoire, sémiologie. Réunissant les préoccupations issues de ces disciplines diverses, l’auteur les rassemble dans une grille d’analyse générale de l’image. Elle permettra aux étudiants, aux chercheurs et aux enseignants de situer clairement l’étendue des questions à se poser à partir d’un document. Enfin, elle incitera l’amateur, le curieux, à regarder autrement les icônes qui nous entourent.
Voici une analyse de la présence et de la représentation des femmes et des hommes dans les médias : quels sont les stéréotypes véhiculés par les médias ? Sont-ils sexués ou sexistes ? Comment définir et contrôler la beauté, la laideur, la minceur, le mauvais goût, la violence, l’injure, le fétichisme, l’érotisme, le porno-chic ? Les médias imposent-ils des modèles de beauté et des types de comportement ? Nier le caractère indispensable et ambivalent des stéréotypes ne risque-t-il pas de conduire à la négation du corps, à sa privatisation et donc à la négation de la liberté ?
Rédigés par des jeunes et des moins jeunes venus de toute l’Europe, cet ouvrage donne à voir et à comprendre les tendances actuelles des relations entre les jeunes et les médias. Ces nouvelles recherches vont au-delà des études statistiques et analysent ce que font les jeunes publics, enfants du Nord comme du Sud de l’Europe, de ces offres médiatiques.
Libre parcours, vif et allègre, ce livre se nourrit de la double expérience de l’auteur comme historien de la vie politique et culturelle, et comme praticien des médias dans plusieurs responsabilités importantes. Il raconte comment les sociétés occidentales ont organisé, au cours des âges, leur connaissance d’elles-mêmes et des autres. Il retrace l’essor de la liberté de la presse si difficilement conquise. Il décrit la diversité des efforts déployés de tout temps par les acteurs, publics ou privés, pour influencer les journaux d’abord, puis la radio et la télévision - jusqu’à Internet. Il offre enfin, à partir du passé proche ou lointain, une riche matière à la réflexion des citoyens soucieux d’affronter les évolutions formidables qui s’annoncent dans la communication planétaire.
Face à l’évolution de plus en plus complexe du paysage médiatique, il faut, pour s’y retrouver, faire appel à de multiples disciplines, qui nous permettent de le comprendre : l’histoire, les sciences de l’information et de la communication, le droit, l’économie, la sémiologie, la sociologie. Il manquait jusqu’à présent un ouvrage qui étudie les médias sous toutes ces dimensions. Ces 50 fiches pour comprendre les médias ont donc été conçues comme une sorte de vade-mecum, où le lecteur trouvera des réponses aux diverses questions qu’il se pose sur ce territoire en constante mutation. La presse, la radio, le cinéma, la télévision, Internet sont envisagés, ici, sous leurs divers aspects par des spécialistes reconnus de chaque média et livrent les connaissances nécessaires à l’analyse de leur fonctionnement et de leurs enjeux. L’ensemble est dirigé par François Jost.
Au XXe siècle, les guerres ont produit des représentations de toutes sortes : de la littérature à la sculpture, en passant par la gravure, la peinture, la photographie, le cinéma, l’affiche, le dessin animé, la bande dessinée ou la caricature. Plus de guerres possibles sans "images en guerre" impliquant toutes les nations, belligérantes ou neutres. Ainsi, à une époque où la propagande connaît une révolution médiatique, la circulation des représentations fait de la Suisse un observatoire privilégié dans cette géographie culturelle.
Le volume d’Actes « Les médias en Europe Centrale et Orientale après 1989 » paraît en deux versions, bulgare et française. Il est issu du Colloque scientifique international qui s’est tenu à Sofia sur le thème « État et évolution des médias après les changements de 1989 dans les pays de l’Europe Centrale et Orientale ». Le colloque a été organisé par l’édition bulgare du Monde diplomatique et la Faculté de Journalisme et de Communication de masse à l’Université de Sofia « St. Clément d’Ohrid » avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le colloque s’est tenu du 5 au 7 décembre 2008 dans le cadre des manifestations à l’occasion du 120e anniversaire de l’Université de Sofia. Plus de quarante journalistes et chercheurs ont présenté des communications et ont pris part aux débats. Ils sont venus de douze pays : l’Albanie, la Belgique, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, la Macédoine, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie et la France. Les riches analyses, l’information concrète, le pluralisme des points de vue constituent un ensemble important de vues théoriques et de faits pratiques qui font état des problèmes brûlants du journalisme et des médias d’aujourd’hui à l’époque de la mondialisation. La période étudiée couvre les vingt dernières années. Quelques champs thématiques s’imposent, notamment : les médias comme un instrument de la gestion démocratique, l’éthique et la déontologie, la censure et l’autocensure, les liens et les dépendances avec le pouvoir politique, économique, financier et celui des mafias ; la concentration des médias, la transparence des capitaux, les messages médiatiques.
La Médiatisation de l’histoire, premier ouvrage publié dans la collection, a montré comment le recours au passé par les professionnels de l’information publique est souvent envisagé comme légitimation politique et sociale. Pour les historiens et spécialistes reconnus, les faits que l’on retient du passé délivrent des messages ne pouvant faire abstraction de contextes plus ou moins bien identifiés. Ils ne sauraient non plus être analysés sans débats ou regards croisés, en particulier de nos jours. Or, dans leurs logiques, les médias – principalement ceux à vocation généraliste visant le plus grand nombre de lecteurs, auditeurs et téléspectateurs – font souvent appel à la mémoire sous des angles plus ou moins succincts, édifiants ou réducteurs. Leur but étant la valorisation d’une version de l’histoire par rapport à des enjeux du présent. Or, une telle instrumentalisation constitue un obstacle à la meilleure connaissance possible du passé. De surcroît, falsifications et manipulations idéologiques de l’histoire sont incompatibles avec les principes fondamentaux du Conseil de l’Europe que partagent, en principe, ses 47 États membres. D’où l’intérêt des présentes contributions fondées sur des supports variés : articles de presse, littérature populaire et savante, publications pour enfants et adolescents, productions cinématographiques et audiovisuelles, musées et mémoriaux… Cette multiplicité d’approches permet d’appréhender des processus par lesquels le passé peut prendre sens dans l’actualité et interroger l’avenir dans ses perspectives d’ouvertures culturelles. À l’échelle de la construction européenne comme à celle de la mondialisation. Pour peu que les médias jouent le jeu…
Parce que l’image est omniprésente et qu’elle prend aujourd’hui, du fait de l’extension des nouvelles technologies, des formes multiples, ce dictionnaire constitue un outil d’information et de réflexion. Les plus récentes modalités d’élaboration et de diffusion de l’image développées ici se doublent d’apports fondamentaux concernant les arts et les techniques ayant construit les cultures de l’image. Rédigé par des universitaires, des chercheurs et des professionnels, cet ouvrage de référence couvre tous les domaines liés à l’image, tels que les arts plastiques, la photographie, le cinéma, la télévision, la vidéo, le numérique. Ces champs sont traités selon diverses approches : historique, médiatique, technique, sociologique, politique, psychanalytique, esthétique, sémiologique. Le lecteur pourra se constituer des repères grâce à un système de corrélats et aux nombreuses indications bibliographiques qui complètent et enrichissent les pistes de réflexion proposées par les auteurs. Avec plus de 750 entrées, assorti d’un index des noms propres et des mots clés et d’une bibliographie générale, le Dictionnaire de l’image permet au spécialiste ou au non spécialiste, étudiant ou professionnel, d’améliorer sa connaissance d’un univers visuel en mutation.
Depuis la seconde moitié des années 1990, " l’Europe " donne lieu à une abondante littérature en sciences sociales, qui présente deux grandes caractéristiques : celle-ci l’appréhende dans sa dimension politico-administrative (les politiques publiques, l’action publique, les législations de l’Union européenne ou les mobilisations politiques) ; elle livre bien souvent des analyses ne reposant pas sur un travail empirique, considérant l’" espace public européen ", l’" identité européenne " ou l’" européanisation " comme autant de réalités (présentes ou à venir). La rupture avec ces notions floues permet de comprendre concrètement les processus de construction transnationale et les formes de résistances qu’ils produisent. En choisissant d’aborder cette question par le biais des productions culturelles médiatisées (information générale, musique, cinéma), les auteurs s’interrogent sur les conditions sociales de la production, de la circulation et de la consommation de ces biens symboliques à vocation européenne ou transnationale, montrant en particulier les difficultés des médias à faire " l’Europe " et à en parler. Cette enquête emmène ainsi le lecteur dans différents lieux où est censée se fabriquer l’" Europe ", qu’il s’agisse d’organisations (Union européenne de radio-télévision), de médias (Euronews et Eurosport), de mobilisations environnementales et humanitaires, de programmes européens (le Concours de l’Eurovision de la chanson, la revue de presse européenne de France Inter) auxquels s’ajoutent les médias rendant compte de l’actualité européenne : les organes d’information français et britanniques présents à Bruxelles, L’Européen, le journal de 13 h de TFl ou encore deux quotidiens régionaux (Ouest-France et les Dernières nouvelles d’Alsace). Ces diverses contributions conduisent à mettre en doute l’existence d’espaces européens constitués, et montrent que les productions à prétention européenne ainsi que leurs réceptions doivent être analysées dans une articulation entre des champs infranationaux, nationaux et internationaux. Certaines d’entre elles pointent aussi les limites des analyses qui constituent le territoire comme variable majeure pour comprendre les champs de production culturels. A trop raisonner en termes d’espaces géographiques, les chercheurs ou les commentateurs tendent à occulter d’autres dimensions (sociales, économiques) qui sont à l’œuvre dans les processus d’unification.
International relations as a discipline has largely ignored the role of religion in shaping international events. The growth of Islamist militancy, the increasing influence of the Christian Right on US foreign policy and George Bush’s war on terror changed this for good. Now more than ever we need to analyze this change and consider how religion and the way it is represented affects international politics. Lee Marsden and Heather Savigny uniquely bring together some of the leading figures in the fields of politics and media, international relations and security, and international relations and religion, including freelance journalist and newspaper columnist Nick Cohen, the international authority on politics and religion Professor Jeffrey Haynes, and Professor Justin Lewis who has a number of BBC commissions under his belt. The volume offers a series of case studies reflecting on how the media covers religion as conflict within and between states. It challenges readers to critically examine how media reportage and commentary influences perceptions and responses to religion and security.
Les vingt dernières années de la discipline historique ont été celles du "tournant culturel" de l’histoire, marqué en particulier par le déploiement de la notion de représentation. À l’issue de ce qui peut apparaître comme un cycle dans la vie de la recherche, un bilan s’imposait. Comment s’est opéré, pendant ces vingt ans, le renouvellement des questionnaires ? De quels objets nouveaux les historiens se sont-ils emparés ? Avec quelles méthodes et quels résultats ? Quels rapports l’histoire culturelle nouvellement définie a-t-elle entretenu avec les autres sciences sociales qui, au même moment, connaissaient des bouleversements du même ordre ? C’est avec en tête toutes ces interrogations que quelques dizaines de chercheurs, la plupart spécialistes de la période contemporaine, mais venant d’horizons divers, se sont réunis au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle. Ce livre constitue la trace la plus visible de cette rencontre vivante. On y trouvera l’exposé de démarches très variées – dans leurs objets comme dans leurs méthodes –, de prises de position plus ou moins tranchées, de contradictions parfois. On y verra surtout le résultat de discussions serrées, érudites et ouvertes – aux fortes ambitions : dans le débat actuel autour de la définition de l’histoire culturelle, en effet, c’est la matière même de recherches à venir qui est en jeu.
L’histoire de l’information et de la communication de masse du Second Empire à la fin du XXe siècle. Le Petit Journal, premier quotidien populaire, marque le début de la presse de masse. Sa lecture s’étend aux couches populaires, urbaines puis rurales. Ses systèmes de diffusion et sa formule : contenu, présentation, style, rapport à la politique sont différents des autres journaux. Peu à peu, la place de la politique se modifie. Avec l’apparition de la radio et de la télévision la question se pose alors de savoir si l’information ne se transforme pas : l’activité du journaliste ne serait-elle pas éclipsée par l’omniprésence de la mise en spectacle ? Le deuxième aspect de l’ouvrage s’attache à réfléchir sur le rôle du journaliste qui est à la source des informations qu’il sélectionne, met en forme et commente : activité tout à fait particulière dans la mise en place d’un espace public démocratique. D’autres problématiques sont également traitées : les rapports des journalistes avec la censure, la révolution des techniques de composition dans les imprimeries, la naissance de la presse féminine, les relations presse radio, la constitution d’un monopole de l’audiovisuel et son abolition, l’évolution des programmes de télévision...
Des chercheurs d’horizons et de disciplines différents s’expriment et débattent de l’éducation aux médias en plaçant la problématique au cœur de ses enjeux sociaux et culturels : socialisation et cohésion sociale, élaboration d’une pensée critique, notions de contrôle et problèmes d’éthique, acculturation et question des savoirs… Cette question des jeunes et des médias est trop souvent traitée uniquement en réponse à un événement, sous l’angle passionnel. Ceux qui s’expriment ici éclairent ce débat public et donnent des pistes pour agir dans la durée à ceux qui oeuvrent auprès des jeunes.
Les diverses commémorations de 1968, année phare et symbolique à plus d’un titre, n’ont pas échappé à la « médiatisation du passé », une pratique en essor liée aux anniversaires cultes à la mode dans les médias. Mais le contexte d’alors, en lien avec les modèles et réalités d’accueil et d’insertion sociale des jeunes de cette période du XXe siècle, est-il si éloigné de celui du début du XXIe ? Cet ouvrage offre un regard sur la jeunesse du Baby boom et ses multiples représentations marquées par l’essor des médias de masse et leurs diverses activités de production dans les domaines du divertissement, de la culture et de l’information. Quelles « images des jeunes » les médias — radios et télévisions publiques et privées, quotidiens, magazines, journaux spécialisés mais aussi le cinéma, la littérature ou l’Internet—promeuvent-ils désormais ? Les jeunes s’y retrouvent-ils ? Ces représentations sont-elles le reflet d’évolutions sociales et culturelles partagées ? Expriment-elles de nouvelles ruptures ? Ou peut-on rencontrer des points de convergence entre différentes formes d’appréhension de la jeunesse et en tirer des conclusions universelles ? Dans ce contexte évolutif, quelles représentations sociales et culturelles donne-t-on de nos jours des jeunes gens et jeunes filles ? Avec quelles perspectives pour l’avenir ? In fine, ces questionnements ne mériteraient-ils pas d’être portés également sur les enfants qui, dès leur plus jeune âge, sont de plus en plus ciblés ? Les médias peuvent-ils agir sans limites ? L’éducation aux médias n’a-t-elle pas aussi un avenir devant soi ? Les questions ne manquent pas face à un débat largement ouvert.
L’essor de la littérature populaire au XIXe siècle est lié à un processus de mass-médiatisation de la culture. Les pratiques sérielles du récit paralittéraire contemporain, dans ses différentes déclinaisons médiatiques sont les produits de cette transformation radicale de la culture en industrie. Le populaire serait-il prédisposé à cette expansion transmédiatique ? Au sommaire notamment : Fictions transmédiatiques : du rhizome au réseau (J. Migozzi) ; Genèse et développement de la culture médiatique du XIXe au XXe (J.-Y. Mollier) ; L’entrée de la France en régime « médiatique » : l’étape des années 1860 (D. Kalifa) ; Du « Messager Boiteux » au « Père Gérard » (H.-J. Lüsebrink) ; D’un genre à l’autre : les mutations du style poissard au XVIIIe s (J. Boch) ; Le thème des Amants de Teruel et ses avatars au XIXe s. en Espagne (J.-F. Botrel) ; Le livre des songes. Texte et image (J. Pires Ferreira) ; La littérature populaire, entre la scène et le livre (G. Tison) ; L’industrie du ciné-roman (E. Garcin) ; Brève histoire d’une paisible révolution populaire (D. Saint-Jacques) ; La formule transmédiatique de l’imaginaire western aux États-Unis (P. Bleton) ; Innovations et emprunts de la fiction télévisuelle (S. Benassi) ; Du café concert au phonographe (M. Spyropoulou-Leclanche) ; La vie en rose : roman sentimental et chanson d’amour (E. Constans) ; La collection Nous Deux, de nouveaux « petits livres » ? (S. Giet) ; « Littératures en pilules « ou « grande expérience littéraire » (T. Samoyault) ; Sortilèges de Michel de Ghelderode (A.Huftier) ; Novela brasileira : le feuilleton à la télévision (P. M. Arnoldi Coco) ; La « telenovela » : relations entre oralité et popularité (R. M. Batista) ; La machine à broyer l’histoire (V.Nguyên-Duy, A. Côté) ; Essor du feuilleton radiophonique en Catalogne (M. Parra I Alba) ;Le videoclip : un récit transgénérique (R. Chamberland) ; Le marché de la novelisation, une déclinaison multimédiatique (C. Masuy) ; « Un livre dont vous êtes le héros » (H. Millot) ; Le passage à l’écran. Littératures des hybrides (C. Grivel) ; Le « bon » roman et le « vrai » film (B. Pequignot) ; Les Fantomas de Hunebelle : La défaite d’un mythe (R. Moine) ; Le cinéma de cape et d’épée ou la relève du panache (S. Mombert) ; Deux adaptations paradoxales du Chevalier de Maison-Rouge (D. Saillard) ; Jacquou le Croquant, de Le Roy à Lorenzi (F. Lacoste) ; Les adaptations ciné (1949) et télévisée de La Porteuse de pain (M. Charrier) ; A la recherche de l’enfant : l’adaptation des Trois Mousquetaires en B.D. (A. Santa) ; Le « stylo-Caméra » : Léo Malet vu par Jacques Tardi (P. Schulman) ; L’exotisme, le déplacement et la guerre : Le Patient anglais (E. Ty) ; Stephen King : de la fiction littéraire à la mini-série TV (G. Astic) ; Les rapports musique/image/action. L’adaptation d’Orgueil et préjugés (Cl. Filteau) ; Arsène Lupin ou la diffraction transmédiatiques (M. Lits) ; Maigret : évolutions génériques, adaptations transmédiatiques (B. Alavoine) ; Un siècle d’aventures de Rocambole, années 1860-années 1960 (J.-L. Buard) ; Monte Cristo à l’écran (S. Milliard) ; La dissémination transmédiatique de roman Dracula de Bram Stocker (S. Jarrot) ; L’imaginaire du Nouveau Monde dans la B.D. italienne (P. Mastrodonato) ; Dallas : célèbre rez-de-chaussée du petit écran (Alfu) ; Les fortunes paraculturelles du Fantôme de l’opéra (I. Casta-Husson) ; Du timbre-poste comme lieu de mémoire transmédiatique (J. Migozzi) ; La divine et le cow-boy, l’émergence de la star (C.-M. Pons) ; A l’ombre des jeunes filles en pleurs (J. Bettinotti, M.-F. Truel) ; Le flou préhistorique et le petit fait vrai au cinéma (M. Guillaumie) ; La popularité de l’École de Brive : le roman « régional » ou une fiction (N. Pignier) ; Transpositions du grand récit de l’oppression et de la libération des femmes (M.-J. des Rivières, G. Thibaut) ; Telenovelas brésiliennes, matrices populaires et langages audovisuels (S. H. Simoes Borelli) ; Du roman feuilleton au feuilleton télévisé : mythe et fiction (L. Dumasy-Queffélec) ; Pour une approche sociologique des oeuvres de fiction télévisée (S. Chalvon-Demersay).
Depuis les années 1990, la généralisation des télévisions satellitaires et l’avènement d’Internet ont bouleversé le paysage médiatique et contribué à une modification profonde du rapport entre les populations et l’information. Désormais acteurs politiques à part entière, les médias entretiennent des liens à la fois conflictuels et ambigus avec les différents pouvoirs – politique, judiciaire, religieux, financier… – et pèsent directement sur les relations internationales. Interrogeant l’histoire, multipliant les approches et les exemples – de l’Italie au Liban, de l’analyse de la sociologie du Web au traitement médiatique du conflit israélo-palestinien –, sondant l’évolution des imaginaires politiques et religieux, cet ouvrage se propose de mieux situer la place et le rôle des médias dans les sociétés méditerranéennes, et singulièrement dans les pays arabes. Loin des amalgames et des raccourcis abusifs, ce livre offre des éléments précieux pour appréhender une réalité
nouvelle et complexe.
Les domaines de la culture de masse et de la culture médiatique constituent l’un des chantiers particulièrement dynamiques de l’histoire culturelle. Autour de ce thème, ce livre propose diverses contributions constituant une première synthèse internationale et interdisciplinaire, ouvrant des pistes pour comprendre les tensions contradictoires liées à la globalisation des biens culturels.
Depuis la Renaissance en France et l’époque d’Edo au Japon (1600-1868), l’image a été convoquée à des fins d’enseignement : abécédaires, livres et jeux illustrés, images sur papier, images à projeter et, plus récemment, bandes dessinées ont été utilisés pour la transmission à l’enfant de connaissances, de croyances, d’idées, de valeurs et de normes de comportement. L’histoire de l’éducation, discipline florissante dans ces deux pays, a consacré peu de travaux à ces pratiques pédagogiques. Les spécialistes réunis dans le présent ouvrage visent à réparer cette lacune en présentant et confrontant, pour la première fois, les principaux supports français et japonais d’enseignement par l’image, leurs formes et leurs usages. L’hypothèse qui anime cette entreprise est que nos deux pays, où l’enfant constitue depuis des siècles un centre d’intérêt important pour la famille et pour la société, ont hérité de conceptions différentes de l’image, issues de leur système d’écriture : alors que dans la culture alphabétique, texte et image sont considérés a priori comme des médias hétérogènes, ils ne sont pas perçus comme des termes étrangers ou concurrents dans le monde de l’idéogramme. Comment se définissent dès lors, au sein de ces deux univers, les fonctions de l’image dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, dans la diffusion des savoirs ? Cet ouvrage révèle les vertus heuristiques d’un tel questionnement. Il fait apparaître des convictions communes, des rencontres, des interférences, mais aussi des décalages entre des images tout à la fois proches et lointaines. Plus fondamentalement, il invite à interroger le statut épistémologique et ontologique que ces deux pays confèrent à l’image et, au-delà, à questionner leurs liens propres, issus dans les deux cas de traditions millénaires, avec l’univers visuel.
Il suffirait de prononcer « les médias », mot devenu talisman, et tout serait expliqué du pouvoir, sinon des turpitudes d’une force pour le moins singulière et anonyme. Or, le plus souvent, le terme demeure vague et ambigu. Parle-t-on de la presse ou, au contraire, de l’audiovisuel ? Entend-on leur influence sur la société dans son ensemble ou plutôt sur certains groupes sociaux (les électeurs, les jeunes, les femmes, la classe politique, etc.), voire sur certains individus ? Suggère-t-on leur impact sur les pratiques de travail et de loisirs ou le bouleversement qu’ils opèreraient sur les normes sociales ? Évoque-t-on l’emprise des mots et des images qu’ils transmettent ou des représentations qu’ils véhiculent ? Il faut, en réalité, pour savoir ce que « médias » veut dire, reprendre depuis le commencement. Répondre à la question « Que sont les médias ? » suppose en effet de s’intéresser à l’environnement global dans lequel ils évoluent ; d’étudier conjointement la production, le contenu et la réception des messages médiatiques ; de s’inscrire enfin dans le domaine plus vaste de la communication. C’est à ce problème multidimensionnel appréhendé sous l’angle des relations entre les médias et le politique d’une part, entre les médias et la culture d’autre part, que s’attache cette somme sans équivalent.
Du début de la guerre froide à la chute du mur de Berlin, en Europe centrale, on ne cesse de parler, d’écrire, de communiquer. Livres, journaux, radio, puis télévision, tous les moyens sont bons pour entretenir l’esprit de dissidence. Communiquer, c’est résister. Chaque lecteur, chaque auditeur prendra sa place sur la voie qui mène à la liberté. Mais la communication, c’est aussi la désinformation, la propagande, la manipulation... Les médias de la liberté, acteurs essentiels du combat politique, vivent dans un espace que la répression ne peut atteindre – la nuit, le chuchotement, le secret –, avant d’exploser lors des insurrections populaires, au cours desquelles ils deviennent un enjeu essentiel, et où leur rôle apparaît au grand jour : Budapest, Prague, Gdansk, Berlin...
Faire l’histoire des médias dans l’Europe communiste, c’est se donner les moyens de comprendre des événements majeurs sous un angle radicalement nouveau. Mais c’est surtout raconter une formidable aventure, l’aventure de la liberté qui sait trouver son chemin même quand tout paraît perdu, l’aventure de la solidarité, et celle du courage. C’est aussi rendre hommage à ces hommes qui les ont soutenus à l’Ouest : journalistes, intellectuels, écrivains, tous ces hommes de parole sans lesquels la liberté n’aurait pas triomphé. Rendre le plus bel hommage, finalement, au pouvoir des idées.