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Olivier FORCADE

L’Action française contre l’espionnage allemand : une rhétorique de la trahison devant l’opinion

Le Temps des médias n°16, Printemps 2011, p. 9-18.

Au début du XXe siècle, le rôle de la Ligue d’Action française fut central dans le débat sur le secret d’Etat. Depuis l’Affaire Dreyfus, la Ligue luttait contre les espions en les dénonçant régulièrement dans la presse. Le journal L’Action française avait développé une rhétorique nationale de la trahison réelle ou supposée. Depuis le plan Tirpitz et l’explosion du navire français Iéna en 1907, l’objectif principal de ce discours patriotique était de préparer l’opinion publique àl’idée de la guerre contre l’Allemagne. Le rôle des médias fut essentiel dans cette campagne politique, tout spécialement dans la presse nationaliste et dans les ouvrages des leaders de la ligue. L’affaire des laiteries Maggi en 1913-1914 permit d’orchestrer une campagne de presse violente qui préfigurait celles de l’après-guerre, après que la guerre de 1914-1918 ait semblé donner raison aux avertissements de la Ligue d’avant-guerre. Après-guerre, la dénonciation de l’espionnage étranger fut constante, l’ennemi allemand cédant la place de choix àl’espion soviétique et communiste dans les médias d’extrême droite. Les fuites d’informations secrètes dans la presse nationaliste avéraient l’existence de liens avec des officiers des services spéciaux militaires français, au 2e bureau de l’état-major de l’Armée, dans une forte connivence idéologique.

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Présentation

Le Temps des médias n°16, Printemps 2011, p. 6-8.

A bien y regarder, se saisir du renseignement par l’histoire des médias est moins un paradoxe qu’une autre perspective d’historien. Longtemps, le renseignement a été interdit de la cité des historiens. Le dévoilement des affaires de renseignement intéressait au mieux une histoire politique attentive aux scansions des affaires d’Etat, aux complots, aux trahisons, voire aux assassinats politiques. Les (...)

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Voir et dire la guerre à l’heure de la censure (France, 1914-1918)

Le Temps des médias n°4, printemps 2005, p.50-62

Au cours de la Première Guerre mondiale, les pouvoirs se sont efforcés d’encadrer les opinions publiques en censurant, du moins en euphémisant toutes leurs formes d’expression sur les réalités de la guerre. Une présentation de la censure en France favorise la compréhension des conditions de production et de circulation de la parole, de l’écrit et de l’image (cinématographique et photographique). Le témoignage de la chanson populaire, sur les scènes des cabarets et music-halls parisiens, source encore largement inédite de la guerre est une autre manière de dire la guerre autrement.

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